Manu Dibango revisite 30 années de sa carrière musicale (1967/1997) dans African Soul/The Very Best of :
1967/1971 : les années Nino Ferrer ; 1972/1975 : les années Soul makossa ; 1976/1978 : les années ivoiriennes ; 1979/1984 : l’expérience jamaïcaine ; 1985/1997 : la sagesse…
1967/1971 : les années Nino Ferrer l’ont vu composé en 1967 « Dikalo » qui veut dire « troubadour » en douala. « Soul machine » est enregistré en 1969, pour Mercury, par Manu Diabango (sax/orgue Hammond), avec Slim Pezin (guitare), Dikoto Mandengue (basse) et Robert Ben’s (batterie/percussions). « Je veux être noir » est un hommage aux grands noms du Rhytm’n Blues écrit par Nino Ferrer qui, un soir au Papagayo à Saint-Tropez, est ému par un chanteur noir américain qui assurait la première de son spectacle. C’est une manière, pour Manu Dibango, de rendre à son tour hommage à son ami Nino Ferrer. « Hot chicken » fait référence à la cuisine africaine, notamment au délicieux poulet braisé agrémenté de piment. « Sunday morning » a été chanté en studio par la soeur d’Aretha Franklin qui faisait partie des choristes de Manu Dibango lors de l’enregistrement de son album, Saxy Party. « From Congo » est un clin d’œil aux divers courants musicaux du Congo où Manu Dibango a vécu et joué aux côtés de Grand Kallé et tant d’autres musiciens. « Wouri » chante le fleuve camerounais du même nom et qui se jette dans la baie de Douala.
1972/1975 : les années Soul makossa : « Soul makossa » est le titre qui a hissé Manu Dibango au rang de star internationale (voir biographie de Manu Dibango).
1976/1978 : les années ivoiriennes : « Big blow », écrit en 1977 pour Une Pêche d’enfer, un show télévisé diffusé à l’époque sur FR3 (actuelle France 3). « Bayam Sellam » est une expression désignant « les vendeurs à la petite semaine » en pidgin (argot nigérian mélangeant langues locales et anglais). Il est parlé aussi au Ghana et dans une partie du Cameroun.
1979/1984 : l’expérience jamaïcaine : « Goro City » parle de Niamey (Niger), une ville où la noix de cola rapporte beaucoup à l’économie. « Choc N Soul » a été réalisé à Kingston en Jamaïque avec Geoffrey Chung (producteur/ ingénieur du son/basse), Sly Dunbar (batterie), Robbie Shakespear (basse)…
1985/1997 : la sagesse : « Senge Abele » est un morceau acid-jazz classic produit en 1990 par le guitariste du groupe Working Weeks qui y glisse ses riffs. « Douala sérénade » est composé en 1986 et interprété par ses compatriotes Florence Titty Dimbeng, Catherine Elolongue dite « Sissi » et Bebey Manga. « Wakafrica », tiré de l’album du même nom, est une initiative de Fnac Music mais aussi une occasion pour Manu Dibango de réunir des vedettes africaines et occidentales : Youssou N’dour / Touré Kunda (Sénégal), Alex Brown (USA), Peter Gabriel (Angleterre), Ladysmith Black Mambazo / Ray Phiri (Afrique du Sud), Geoffrey Oryema (Ouganda), Salif Keïta (Mali), Ray Lema / Papa Wemba (R.D.Congo), King Sunny Ade (Nigeria), Angélique Kidjo (Bénin), Kaïssa Doumbé (Cameroun), Bonga (Angola), Sinead O’Connor (Irlande).
Titres : 1. Dikalo (Salt pop corn) ; 2. Soul makossa ; 3. Big blow ; 4. Wakafrica ; 5. Soul machine ; 6. Je veux être noir ; 7. Hot chicken ; 8. Sunday morning ; 9. From Congo ; 10. Wouri ; 11. Douala sérénade ; 12. Bayam Sellam ; 13. Goro City ; 14 Choc N Soul ; 15. Senga Abele
par Nago Seck 15 mai 2007 - © Afrisson