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Biographie

Ak Sang Grave


Groupes Cameroun | Création : 1996 | Styles :  Afro-rap - Rap/Hip hop

Fondé en 1996 par Eboo (prononcer Hibou), Reezko et Dar-X, Ak Sang Grave, devenu par la suite un duo avec Eboo et Reezko, est un des groupes précurseurs de l’afro-rap camerounais appelé “rap kamer”. Ils s’illustrent notamment en 2002, à la sortie de leur premier album arrangé par DJ Polo (Krotal), Yaoundé pour la Planète, dénonçant, en français, les guerres qui déchirent le continent africain, l’anarchie et le pessimisme ambiant… Le titre “On s’en rapproche”, extrait de l’opus, séduit aussitôt la jeunesse du Cameroun.

Ak Sang Grave en trio

Constitué à l’origine de trois jeunes de la capitale Yaoundé, Eboo, Reezko et Dar-X, le trio Ak Sang Grave enregistre deux albums, Yaoundé pour la Planète (2002) et Du fond de l’Afrique (2006) qui connaissent un réel succès au Cameroun, grâce à leur fusion mêlant rap et sonorités camerounaises. Mais aussi leurs textes sur l’avenir de Afrique (“Libérez l’Afrique”), le quotidien de leurs compatriotes, les détournments et la corruption (“Laissez l’argent du peuple”) ou les exilés africains rapatriés (“Rapatrié vers l’Afrique”). Quant à la chanson “Indépendance” (ft Alima), c’est un remix afro-rap du fameux “Indépendance cha cha” de Joseph Kabasélé, écrit en 1960 lors de la Table Ronde réunissant le 27 janvier 1960 à Bruxelles (Belgique), les responsables politiques belges et congolais pour fixer la date de l’indépendance du Congo Belge. Ce titre deviendra l’hymne à la liberté des pays africains accédant à l’indépendance.

Ak Sang Grave en duo

Après la sortie de ces deux albums et le départ de Dar-X pour une carrière solo, Ak Sang G, devenu un duo composé de Reezbo et Eboo, sort en 2010 un troisième album, Au fond du cœur.

Reezbo
Reezbo symbolise parfaitement la jeunesse africaine. A la fois gai et mélancolique, il est animé par son désir de transmettre un message fort et combatif à la jeunesse camerounaise. Dans Au fond du cœur, il aborde notamment des thèmes tels que l’avortement (“Ne tue pas mon bébé” (feat. Edel & Diane Beza)), la séparation d’un père et de sa fille (“Voir ma fille”), la condition de l’enfance africaine (“La théorie de la basket trouée”, “Le p’tit gars”), la double identité (“Qui suis-je ?”), la face obscure du succès (“Célébrité est une pute”), ou simplement un hymne à la femme noire (“Chap, Chap” (feat. Prosby)). Il défend avec justesse les valeurs africaines.

Eboo
Eboo (prononcer Hibou), quant à lui, se caractérise par une incroyable joie de vivre. Du haut de son mètre soixante, il s’impose de par son charisme comme quiconque ne sait le faire. Il a une personnalité tellement propre à lui. C’est un homme dont le cœur est rempli d’amour et de gaieté. Il faut voir ce mec à l’action, mettre à lui seul une ambiance de folie aux soirées. Au moment ou on s’y attend le moins, il se lève, pousse un cri et se met à danser. Et à coup sûr, Reezbo le rejoindra dans sa “démence” temporaire et ils partageront ensemble, une fois de plus, une belle crise de fou rire.
Certes fêtard mais pas pour autant insensible aux difficultés que peuvent rencontrer les Camerounais, il transmet grâce à cet originalité qu’il possède dans sa voix (une voix “roc”) et qui en fait un rappeur bien à part, un puissant message à son public.

* Source : http://fienipalyrics.appspot.com/
Crédits photos :
hiphop.com-chroniques /
http://www.toukimontreal.com

 

par   Nago Seck  4 décembre 2008 - © Afrisson