Afrisson

Biographie

Alioune Guissé


Artistes Sénégal | Naissance : 1975 | Styles :  Afro-folk - Mbalax - Musique peule - World / Musique du monde

Né à Dakar au Sénégal en 1975, l’auteur, compositeur, guitariste et chanteur, Alioune Guissé surnommé le « prince de la musique yéla » a très tôt eu un goût prononcé pour la musique. Il s’illustre à l’âge de 17 ans en croisant ses deux héritages culturels, foutanké (peul) et wolof, développant un afro-folk original, une fusion de musique pulaar (« yéla »), de mbalax, de hip hop, de reggae ou de pop donnée par des guitares, des percussions (sabar, djembé, calebasse) et des voix. Le tout chanté en halpulaar (peul) ou en wolof…

Déjà à l’école primaire, Alioune Guissé ne se faisait pas prier pour montrer ses talents de vocaliste lors de cérémonies organisées au sein de son établissement. Sa victoire au concours de chant télévisé Oscars des Vacances 1992, récompensant les jeunes talents de la musique sénégalaise le révèle au grand public sénégalais. En 1993, après avoir achevé son cycle secondaire, il rejoint l’Ecole des Arts de Dakar pour étudier la composition et le solfège. Cette formation lui permet de se familiariser aussi bien avec la musique traditionnelle que la musique moderne. Fraîchement sorti de l’Ecole en 1996, il crée avec des amis le groupe Tim Timol dont l’originalité est de revisiter le « yéla », un style musical utilisé par les Pulaars (ou Peuls) du Fouta au nord du Sénégal pour relater l’histoire ou pour accompagner des chants de louange. Le « yéla » est popularisé sur la scène internationale par l’une de ses idoles, Baaba Maal. Alioune Guissé et Tim Timol lancent alors une fusion de « yéla », de mbalax, de hip hop, de reggae ou de pop donnée par des guitares, des percussions (sabar, djembé, calebasse) et des voix. Le tout chanté en halpulaar (peul) ou en wolof. Cette musique séduit le Centre International Belge Pour La Jeunesse qui leur organise des tournées en Afrique de l’ouest et en Europe.

En 2000, Alioune Guissé quitte le groupe, rejoint New York (Etats-Unis) et intègre Maïmouna Keïta African Dance Company, une troupe ouest-africaine de danse et de musique à laquelle il apporte son expertise de la musique traditionnelle africaine. En 2004, il retourne au bercail et sort Machallah, un premier album fidèle à son style musical. Le premier single extrait du CD, « Yaye Kénela », un hymne à toutes les mères de la terre est immédiatement classé N°1 par les télévisions et radios sénégalaises. En 2006, le second single, « Dental Africa », reçoit la même distinction. A présent surnommé « la voix de rossignol », Alioune crée, en 2008, le groupe Dental composé de 8 musiciens, dont il est lead vocal. Le groupe se produit régulièrement dans les clubs de la capitale sénégalaise : Just 4 You (lieu de passage obligé des artistes), Balajo, Must, Villa Crystal et bien d’autres encore... Parallèlement, Alioune Guissé tourne au Nord du Sénégal puis participe au Festival Mondial des Arts Nègres du Sénégal (décembre 2010).

Il faudra attendre l’année 2011 pour écouter Hebbo (« Recevoir », « Attraper » ou « Saisir » en pulaar), un nouvel album « yéla » / mbalax. Pour l’enregistrement réalisé au Studio Ethnik de Sidy Samb, Alioune Guissé s’est entouré de talentueux artistes comme Kabou Gueye (arrangeur et parolier de Youssou Ndour), Assane Ndoye “Dingous” (ex-guitariste de Dande Lenöl de Baaba Maal et de Djolof Band de Viviane Ndour), Papis Cissokho (bassiste), Papis Konaté (arrangeur), Jeannot Mendy (guitariste de Djolof Band) et Alioune Seck (percussionniste d’Omar Pène & Super Diamono. En 2012, Alioune Guissé fait partie des artistes-musiciens sélectionnés pour représenter l’Afrique aux Jeux Olympiques de Londres.
Celui que l’on surnomme aussi le « prince de la musique yéla » est nommé Artiste Découverte 2012 par l’Institut Français de Dakar. Le samedi 15 décembre 2012, il y fait une prestation mémorable. Fort de sa notoriété, Alioune Guissé décide de mettre sur pied sa propre structure comprenant le management, la communication, l’orchestration et un ingénieur du son…

 

par   Nago Seck  3 décembre 2007 - © Afrisson

Discographie