Afrisson

Biographie

Alula

   Alula Yohanes Tzadik

Basé à Hollywood, à Los Angeles (Californie – États-Unis) mais originaire d’Éthiopie, plus précisément à Alemaya qui signifie "un endroit où vous pouvez voir le monde", l’auteur-compositeur, multi-instrumentiste et chanteur, Alula Yohanes Tzadik aka Alula, développe une musique aux influences juives, latines et allemandes, enrobée de reggae, de ska, de hip hop, etc.

Ses origines

Né d’un père chrétien et d’une mère juive, le nom Tzadik lui a été donné par sa mère à cause de sa religion. Pendant longtemps, il ne sait pas qu’il était juif du côté maternel. Il en prend conscience quand les enfants et les “aînés” de l’orphelinat chrétien ont commencé à le taquiner sur sa religion. Mais Tzadik n’oublie pas tout ce que sa mère lui a transmis : les chansons en hébreu et les prières juives.

Sa musique

La musique de ce multi-instrumentiste (krar (harpe-lyre éthiopienne), piano, guitare, basse, percussions, harmonica), est une expression de nombreuses reliures disparates de sa vie. Tirée des influences juives, latines et allemandes, elle est enrobée de reggae, de ska ou de hip hop... et parfois de soul, de blues, de pop, de folk, de funk, d’électro ou de disco
Ses chansons en hébreu, en amharique (langue éthiopienne la plus répandue) ou dans d’autres langues sont soutenues par une musique aux influences juives, latines et allemandes, enrobée de reggae, de ska ou hip hop. Alula parle couramment huit langues et chante dans plus de dix, l’allemand, l’anglais, le français, l’italien et l’espagnol.
Dans les années 1980, son père l’envoie en Allemagne pour qu’il fasse des études de médecine. Mais Alula Tzadik est vite happé par la musique, et signe sa première chanson, "Sentayahu", autre nom que sa mère lui a donné à sa naissance.

Soul Love Peace

En 2000, Alula sort "Soul Love Peace", un album comprenant, entre autres, "African Woman", un hommage aux femmes africaines ou "Ethiopia", dédié à son pays. Mais aussi des reprises : "Jamaican Farewell", un titre composé en 1953 par l’auteur-compositeur, chanteur acteur et activiste américain, Harry Belafonte, et "Malaika" ("mon ange" en swahili), une reprise du fameux tube interprété pour la première fois à la radio Kenya Broadcasting Service en 1958 par le chanteur Fadhili William, en compagnie du guitariste Fundi onde et du groupe Jambo Boys, mais popularisé par Miriam Makeba en 1969.

Mr. President

L’année 1983 le voit sortir "Mr. President", une chanson critiquant la politique du chef de l’État Mengistu Haile Mariam (1977 à 1991). Ce morceau devenu un gros hit et faisant de lui une véritable pop star en Éthiopie lui vaudra un an de prison. Il sera libéré en 1991 à la chute, lors d’un coup d’État, de celui qui était qualifié de dictateur sanguinaire.

L’exil américain

Craignant de ne pas être emprisonné de nouveau, Alula quitte l’Éthiopie pour le Soudan, puis l’Égypte et les États-Unis où il vivra dans diverses villes (Washington D.C., New York, Berkeley et Los Angeles). En 1997, la congrégation de Los Angeles, B’nai Horin ou Children of Freedom (Les enfants de liberté) est la première à l’accueillir à bras ouverts et le présenter à la culture juive américaine. "La communauté juive ne m’a pas accepté comme Noir, Blanc ou Juif, mais simplement en tant qu’être humain", dit l’artiste.

C’est aunsi que quatre ans après la sortie de son opus "Make Joy Not War" en 2000, Alula participe à la bande sonore de "God and Allah Need to Talk", un film documentaire réalisé par la cinéaste et activiste américaine Ruth Broyde-Sharone basée à Los Angeles. Ce programme interconfessionnel sur la guérison et la réconciliation, sera présenté dans divers campus universitaires américains. Et Alula interprétera à cette occasion des chansons venant de diverses nations, en compagnie de l’auteure-compositrice, guitariste, percussionniste et chanteuse américaine Stefani Valadez.
En 2008, cet artiste influencé par Miles Davis et Bob Marley sort "Kulanu", suivi en 2010 de "Abijahu", deux albums fidèles à son style musical…

 

par   Nago Seck  28 février 2010 - © Afrisson