Afrisson

Biographie

Alune

   Alioune Wade
Artistes Sénégal | Naissance : 1978 | Styles :  Afro-cubain - World Music / Musique du Monde

Auteur, compositeur, percussionniste, chanteur et excellent bassiste passionné de jazz et de chant, Alioune Wade aka Alune est né le 09 juin 1978 à Dakar au Sénégal, d’un père chef d’orchestre symphonique. Élevé dans un univers musical, c’est donc tout naturellement qu’il commence la musique dès l’âge de 6 ans…

A 13 ans, Alune jette son dévolu sur la basse, au grand désespoir de sa mère qui souhaitait le voir poursuivre ses études. Elle a même essayé de couper les cordes de sa basse avec un couteau à pain, mais en vain. Grâce au soutien de son père, il est allé au bout de sa passion, quitte à faire des kilomètres à pied pour trouver un professeur de basse, ou à découcher pour finir ses exercices. A 15 ans, Alune joue avec de petites formations de variétés qui se produisent dans les hôtels de Dakar, et commence ses premiers enregistrements de studio en compagnie d’amis (avec un cachet de 250 francs CFA (0.38 euros) le titre !!!).
A 17 ans, son père le sollicite de temps en temps pour jouer dans son orchestre classique, en remplacement d’un bassiste absent. L’exercice est fort redoutable pour son âge, mais lui permet d’acquérir une aisance de la lecture musicale et de l’écoute des différents membres de l’orchestre. Tout cela sous la baguette de son père…

A la suite d’une audition, Alune est choisi à 18 ans pour être le bassiste d’Ismaël Lo, l’un des plus prestigieux musiciens du continent africain. Avec lui, il se produit sur beaucoup de scènes comme les Zénith de France et dans certains des plus grands festivals du monde tel le Paléo Festival de Nyon en Suisse. Passionné de jazz et de chant, il se produit avec des groupes franco-sénégalais et sud-africains.
Ses influences musicales sont : Weather Report, Marcus Miller, Charlie Parker et pour le chant, Youssou Ndour (avec qui il a fait des séances d’enregistrement), Lokua Kanza, Salif Keïta

Ses rencontres avec de grands musiciens dont il fut bassiste (Ismaël Lo, Oumou Sangaré, Joe Zawinul, Deep Forest, Marcus Miller) ont beaucoup contribué à l’envie de fusionner les sons du continent noir à ceux d’autres horizons. Il veut unir les peuples à sa manière, en musique, comme en témoigne ses albums Mbolo (“l’union” en wolof), paru en 2006, et “Ayo Néné” (une berceuse sénégalaise), sorti en 2011.

Solaire et swinguant, trait d’union entre l’Afrique et Cuba, leur album commun ravira autant les fondus de piano jazz que les enchantés d’Afrique.

D’ “Indépendance Cha Cha”, le “tube” des années d’indépendance, composé par Joseph Kabasélé à “Petit Pays”, l’un des succès de Cesaria Evora pour lequel il va proposer à Sara Tavares de chanter en duo avec lui, en passant par “Yarahya” le standard du chaâbi ou “Aminata”, l’un des hauts faits du Gambien Laba Sosseh qui fut l’un des grands vocalistes de la salsa “made in Dakar”... Autant de perles inoubliables qu’Alune et Harold Lopez-Nussa enregistrèrent pour l’album Havana - Paris - Dakar, au studio Abdala, à La Havane, entourés de musiciens ou chanteurs cubains de haut vol (Orquesta Aragon, aux chœurs !), en y ajoutant quelques inédits. Les guitares (dont celle d’Hervé Samb, le compagnon de route d’Alune, au sein de University of Gnawa (la petite bande d’Aziz Sahmaoui), seront rajoutées par la suite à Paris.

 

par   Nago Seck  21 mai 2007 - © Afrisson