Afrisson

Biographie

Armand Sabal-Lecco

   Louis Paul Armand Sabal-Lecco

Marqué par Vicky Edimo et son frère Roger, Huges Armand Sabal-Lecco (basse) compose pour John Patitucci (« Another World ») et Don Grusin (« Native Land »). Il joue avec R. Charles, Sting, P. Simon, M. Dibango, P. Gabriel...

Quand on lui demande pourquoi il a choisi la basse, il répond avec malice « Parce que c’était moins lourd à porter que la batterie ! ». Cet architecte de formation (son frère Félix est ingénieur des eaux et forêts) saisit l’occasion de sa tournée avec Paul Simon pour s’installer aux Etats-Unis. « Quand j’étais à Paris, j’ai fait des trucs d’un très haut niveau technique et les journaux n’en parlaient pas. Si tu ne vas pas boire un coup avec Pierre ou Paul, alors tu ne travailles pas. Aux Etats-Unis, si tu es bon, on te prend sans autre considération que ton talent ».

Marqué par Vicky Edimo et son frère Roger, Armand va rapidement s’imposer auprès des stars anglo-saxonnes comme Sting, Peter Gabriel, Lionel Ritchie, Stanley Clarke et Herbie Hancock. "« Le secret d’Armand, c’est qu’il joue comme il vit, explique Félix. La basse, pour lui, c’est une certaine philosophie de la vie »". Depuis quelques années, Armand s’est lancé dans la production artistique. « J’ai composé trois morceaux de l’album "Another world" de John Patitucci qui a été nominé aux Grammy Awards en 1995. J’ai également assuré la production artistique d’une partie de l’album de Don Grusin "Native land" lui aussi nominé aux Grammy Awards ». Sa basse préférée ? « L’Alambic, elle peut avoir le son de toutes les basses ».
Pourtant, Armand a fait ses débuts sur une basse anonyme devenue depuis légendaire. « Armand s’était acheté une petite basse pourrie 300/400 FF quand nous étions au Cameroun. J’avais passé toute une nuit à la défretter avec une fourchette puis j’avais marqué fièrement "Fender" dessus. Des années plus tard, Armand jouait sur cette même basse au Baiser Salé avec Jacob Pastorius. Ils ont passé toute la nuit à boeufer. Au petit matin, émerveillé par le son qu’il en tirait, Jacob l’a prise et l’a emmenée chez lui à Los Angeles. Il l’a toujours ».

 

par   Sylvie Clerfeuille  7 mai 2007 - © Afrisson