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Biographie

Assane Ndiaye


Né à Dakar (Sénégal), dans une famille de griots, frère de Thione Seck et Mapenda Seck, Assane Ndiaye est un auteur, compositeur, chanteur, percussionniste (tambour sabar) et batteur. Considéré comme l’un des grands interprètes de la scène sénégalaise, Assane Ndiaye développe avec son groupe Nguewel-Gui un mbalax-pop très rythmé. Surnommé “Voix du Rossignol” par ses fans, Assane s’exprime, d’une voix de ténor, sur divers thèmes empreints de philosophie et de moral : l’amitié, la reconnaissance, le respect des parents et des anciens, l’éducation des enfants, le travail, l’amour…

Après avoir passé son enfance à Khombole, à 120 km de Dakar, Assane Ndiaye rejoint Pikine, une banlieue de la capitale sénégalaise, pour ses études qu’il poursuivra jusqu’en terminale. Contre la volonté de ses parents, il part souvent assister aux répétitions de son frère aîné Thione Seck et son groupe Raam Daan, près de leur maison. C’est ainsi qu’il est très vite pris par le virus de la musique, et commence à chanter en wolof (sa langue) dans les fêtes de son quartier : les “kassaks” (fêtes nocturnes de circoncision), les “mbapatts” (soirées traditionnelles animées par des luttes sans frappe rythmées par le mbalax) et les “simbs” (danse du lion).
Afin de le dissuader à faire de la musique, son père lui conseille de s’engager dans l’armée sénégalaise où il restera deux ans durant. Par la suite, il lui suggère de se présenter au concours d’entrée à la gendarmerie.

Thione Seck et Raam Daam

Mais la passion de la musique est plus forte, et en 1985, Assane Ndiaye quitte la gendarmerie, un an après la création, par son aîné Thione Seck, du groupe Raam Daam, comprenant son frère Mapenda Seck (percussions, voix). Dès lors, il assiste régulièrement aux concerts et aux répétitions du groupe, profitant des pauses pour s’adonner aux percussions et à la batterie. Voyant que son jeune frère est un vrai passionné, Thione Seck l’intègre d’abord comme joueur de maracas dans la formation, avant d’en faire un de ses percussionnistes (tambour sabar). Bientôt, Assane Ndiaye remplace le batteur et le restera pendant un an. Durant cette période, il apprend et perfectionne l’orchestration, la rythmique et l’harmonisation vocale. Par la suite, Assane commence à assurer les chœurs et les premières parties des concerts du groupe Raam Daam.
Lors de la réalisation de Papa En 1992, Thione Seck invite Assane Ndiaye à interpréter une de ses compositions sur l’album. Une expérience renouvelée jusqu’en 1996, à la sortie, au Sénégal, de la cassette Daaly. Cette même année, Thione Seck aide son petit frère Assane à enregistrer avec le groupe Raam Daam, Nguistal, sa première cassette solo, une fusion de mbalax et de pop chantée en wolof (langue). Saluée par la presse et classée pendant des semaines au top des hits parades de sénégalais, la cassette Nguistal vaut à son auteur Assane Ndiaye le surnom de “Voix du Rossignol” au Sénégal.

Assane Ndiaye et Nguewel-Gui

Jusqu’à son départ, en octobre 1999, de Raam Daam de son aîné Thione Seck, Assane Ndiaye continue à assurer les premières parties et à jouer avec le groupe lors des concerts et tournées. En décembre 1999, il décide de fonder son propre groupe Nguewel-Gui, sort dans la foulée l’album Yone-wi (la voie en wolof), et réalise sa première tournée eurpéenne en 2000. Son mbalax-pop très rythmé, ses chorégraphies et ses textes en wolof, empreints de philosophie et de moral et chantés d’une voix de ténor, séduisent aussitôt la diaspora sénégalaise en France, en Italie, en Espagne, en Angleterre…
Suivent en 2001, Ndioukeul, et en 2002, Bagnal, deux opus connaissant le même succès que le précédent, avec des tournées en Europe (juin 2001 et juin 2002), aux Etats-Unis (mars 2001 et juillet 2002), dans tout le Sénégal et dans la sous-région (Gambie, Guinée Bissau, Mauritanie…).

Yaye Nogaye, hommage à maman Nogaye

Dans Xarit (“ami” en wolof), un de ses albums les plus aboutis, paru en 2007 chez KSF/Talla Diagne, Assane Ndiaye chante l’amour (“Mbeuguel”) et parle de l’éducation des enfants (“Khalebi”). Son titre “Yaye Nogaye” est hommage à sa mère Nogaye, tandis que “Baye Laye” est un louange à Seydina Mouhammadou Limamou Laye dit Seydina Issa Laye (1843-1909), grande figure de l’islam au Sénégal et fondateur de la confrérie des “layènes”, originaire de Yoff, un village lébou devenu l’une des communes d’arrondissement de Dakar.

 

par   Nago Seck  12 janvier 2008 - © Afrisson