Afrisson

Biographie

Awa Maïga


Influencée à ses débuts par François Lougah, surnommée affectueusement « la vieille mère », Awa Maïga a glissé sa voix dans les choeurs de divers artistes. Ouverte et fédératrice, cette excellente danseuse vogue dans le zouglou, l’afro zouk, le coupé-décalé, le mapouka, l’afro-folk, l’afro-pop, le soukouss, le ndombolo ou le makossa...

Née en 1964 à Abidjan (Côte d’Ivoire), Awa Maïga grandit parmi les « Nouchis » (les jeunes des rues) de Treichville, Poye (Yopougon) et Adjamtala (Adjamé) qui la surnomment « la vieille mère ».
Choriste pendant 15 ans de nombreux artistes (Salif Keïta, Meiway, Papa Wemba, Cesaria Evora), Awa Maïga se lance dans une carrière personnelle au milieu des années 1990. Dans son premier album, « Elouwo » (1997), dont une version dance, elle choisit d’adopter l’afro zouk puis dans le second, « Ménage à trois » (1999), elle offre du zouglou en compagnie des Poussins de Choc. Son troisième opus, « On est ensemble » sorti en 2002, combine divers styles : fanfare, makossa, soukouss, ndombolo, afro zouk (« Béhi yayassé », « Zo Gnouan »), zouglou (« Wakouanandjé ») et les musiques traditionnelles du pays Dida (« Po Gnoukouli »). Cet album voit l’apparition du chanteur Douleur mais aussi de Boni Gnaoré (« Sakabazo »), Mario Canonge (« Foudja ») et Guy Wahi (« N’Zée Papa Wemba »). Dans des titres teintés d’humour, elle dénonce les méfaits de la polygamie, le retour d’un fils perdu et les difficultés de la carrière artistique.

 

par   Sylvie Clerfeuille  7 mai 2007 - © Afrisson