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Biographie

Bebey Prince Bissongo


Auteur, compositeur, guitariste, joueur de sanza et chanteur né en 1971 à Bobo-Dioulasso, ville cosmopolite du Burkina Faso, Saïbou Ouédraogo dit « Bebey Prince Bissongo » est le fils d’Idrissa Ouédraogo aka « L’Empereur Bissongo », connu par tous les mélomanes dans les années 1970/1980 pour avoir lancé au Burkina Faso le style « Tantchar-wa » (fusion des rythmes gourmantchés et mossis). Ayant baigné dans la musique (son frère Bissongo Junior, sa sœur Mariah Bissongo et son cousin Hamed Smani sont tous interprètes), c’est donc tout naturellement que Bebey Prince Bissongo s’adonne très jeune à la guitare et au chant. Plus tard, il décide de croiser les mélodies et rythmes traditionnels burkinabés (warba, wiiré, salou) avec la rumba congolaise, le jazz, le blues, le rock, la soul ou le funk, offrant de l’afro-jazz, de l’afro-folk, de l’afro-blues, de l’afro-beat ou de l’afro-funk, des styles soutenant des chants en gourmantché, en moré ou en dioula (bambara) et qu’il nomme malicieusement « Faso Beat International »…

En 1984, alors qu’il n’a que 13 ans et que le Burkina Faso est en pleine révolution politique et culturelle avec l’avènement de Thomas Sankara (1949-1987), Bebey Prince Bissongo devient guitariste soliste de La Voix des Pionniers de la Révolution, l’orchestre avec lequel il joue dans tout le Burkina Faso et au Mali. A la fin de ce périple, il rejoint, toujours comme guitariste, Tamayé, le groupe de son père L’Empereur Bissongo. Quatre ans plus tard, alors qu’il est encore au Lycée Diaba Lompo, il fonde son premier groupe avant de partir résider cinq ans durant au Niger. A son retour au bercail en 1993, il intègre l’Orchestre de l’Université de Ouagadougou. En 1994, il est membre de Benda Band, la fameuse formation initiée par Mamadou Mara Diabaté avec laquelle il remporte le 1er Grand Prix National de la Musique Moderne. L’année 1996 le voit réaliser sa première tournée le menant au Danemark et en Suisse.

De g. àd. : Bissongo Junior, Mariah Bissongo et L’Empereur Bissongo

Primé par la Communauté Française de Belgique lors de la Semaine Nationale de la Culture en 1998, Bebey Prince Bissongo se rend en 2000 à Bruxelles où il donne des cours de musique et enregistre, entre 2000 et 2004, entouré, entre autres, des jazzmen belges Jean- Pierre Catoul (1963-2001, violon), Laurent Blondiau (trompette) et Fabrice Alleman (sax, clarinette), les titres de son premier opus, Pog Songo. La parution, en 2005, de ce disque aux couleurs afro-jazz lui permet de tourner en Belgique, au Sénégal, au Niger, en Côte d’Ivoire, Guinée->1604] et au Mali. Résidant à Lyon, en France, depuis cette date, Bebey Prince Bissongo enregistre les 10 et 11 février 2011, à l’Amphithéâtre de l’Opéra de Lyon, Limaniya (la tolérance). Croisement des mélodies et rythmes traditionnels burkinabés (warba, wiiré, salou) avec la rumba congolaise, le jazz, le blues, le rock, la soul ou le funk, ce second album live chanté en gourmantché, en moré ou en dioula (bambara) est réalisé avec Christophe Michel (batterie), Etienne Kermarc (basse), Rémi Crambes (violon), Hugo Quillet (beatbox, trompette) et Akli Bekouche (djembé, tama, udu, bendré ( ou bara), tam-tam)…

 

par   Nago Seck  2008 - © Afrisson