Afrisson

Biographie

Ben Nodji


Originaire des Comores, l’auteur, compositeur, interprète et guitariste, Ben Nodji, s’initie très jeune au chant et à la guitare et s’oriente plus tard vers le folkomor (folk comorien) aux confluences de la musique acoustique, afro-jazz, soul, funk, reggae et culture française…

Ses nombreuses collaborations avec divers artistes comoriens ou malgaches lui permettent de s’enrichir mélodiquement et rythmiquement : il maîtrise aussi bien les sonorités comoriennes que celles d’autres pays de l’océan Indien comme le séga (Maurice, Réunion) ou le salegy (Madagascar).

A l’adolescence, Ben Nodji quitte son pays natal pour la France où il espère devenir footballeur professionnel. Hélas ! Ce vœu ne sera jamais exaucé…Il se tourne alors vers la philosophie qui le passionne et commence à lire des livres et des essais ; ce qui le protégera des mauvais penchants. Dans sa recherche effrénée d’une paix intérieure, il se découvre au début des années 1990 des facultés de création en même temps qu’il retrouve l’une de ses plus grandes émotions d’enfance, à savoir, le chant. N’étant jamais initié à la musique et n’ayant pas de base théorique, Ben Nodji décide de s’inscrire à des cours de solfège et de guitare classique afin de pouvoir interpréter des œuvres de ses chanteurs préférés. En 2001, il commence réellement dans la musique comme chanteur, accompagné à la guitare par Bruno Fromentot. Plus tard, il assurera tout seul la voix et la guitare ou sera entouré de musiciens.

Pendant des années, Ben Nodji va écumer les clubs et les cafés-concerts de Paris et des banlieues. Une manière de travailler ses titres qui feront l’objet d’une autoproduction, Voilà l’histoire (2004), arrangé par le compositeur-pianiste Michel Melcer. Ce premier opus laisse entendre, sur fond de rythmiques « folkomor » relevées des lignes de guitare soul / funk, des chansons en swahili ou en français sur son vécu, l’exil et le brassage des peuples. En 2006, Ben Nodji rencontre le guitariste Ganya qui lui apporte des couleurs afro-jazz et reggae. Invité la même année par L’AMECE (Assemblée Mondiale des Elus et Citoyens pour l’Eau) dans le cadre d’un colloque organisé au parlement européen à Strasbourg, le duo interprète le morceau « Pas gaspiller... l’eau », devant les délégations du monde entier. Ben Nodji et Ganya seront engagés, en 2007, par le SEDIF, une association qui s’occupe de problèmes d’intégration et qui cherche pour la clôture de son colloque au Campus du Solboch de l’Université Libre de Bruxelles, un artiste ayant des chansons sur le sujet. Deux ans plus tard, soutenu par l’ami Michel Melcer (basse, chœurs, enregistrements, mixage) et Dossou (djembé), le duo enregistre L’avenir nous sourira….,un deuxième opus fidèle à leur folk comorien aux influences afro-jazz / soul / funk / [reggae->1668…

* Photos : source : www.myspace.com/bennodji

 

par   Nago Seck  10 septembre 2007 - © Afrisson