Dans ce Best of Africadelic Manu Dibango revisite des titres composés durant sa période Mercury comme « Dikalo » composé en 1967 et qui veut dire « troubadour » en douala. Il y rend hommage à son ami Nino Ferrer en reprenant « Je veux être noir ».
Mélange explosif du rythme makossa camerounais et de la soul music américaine, « Soul makossa » est le titre qui a hissé Manu Dibango au rang de star internationale.
« Soul makossa » est vendu à plusieurs millions d’exemplaires à travers le monde. Ce titre lui ouvre les portes de l’Europe et de l’Amérique : une version afro-cubaine avec Fania All Stars devant 40.000 personnes au Yankee Stadium de New York en 1973, nomination aux Oscars à Hollywood 1974 pour le meilleur album, 35.000 au Madison Square Garden de New-York, 10 soirées à l’Apollo Theatre de Harlem en 1974, Olympia à Paris (1977)...
En 1984 éclate l’affaire Michael Jackson : dans l’album Thriller vendu à plus de 45 millions d’exemplaires, la star américaine a emprunté (plagiat) quelques secondes de « Soul makossa » pour son titre, « Wanna be starting something ».
« Je veux être noir » est un hommage aux grands noms du Rhytm’n Blues écrit par Nino Ferrer qui, un soir au Papagayo à Saint-Tropez, est ému par un chanteur noir américain qui assurait la première de son spectacle. C’est une manière, pour Manu Dibango, de rendre à son tour hommage à son ami Nino Ferrer.
« Hot chicken » fait référence à la cuisine africaine, notamment au délicieux poulet braisé agrémenté de piment.
« Wouri » chante le fleuve camerounais du même nom et qui se jette dans la baie de Douala.
« Soul machine » est enregistré en 1969, pour Mercury, par Manu Diabango (sax/orgue Hammond), avec Slim Pezin (guitare), Dikoto Mandengue (basse) et Robert Ben’s (batterie/percussions).
Titres : 1. Soul makossa ; 2. Hot chicken ; 3. Wouri ; 4. New bell ; 5. Dikalo ; 6. Night in Zeralda ; 7. Soul machine ; 8. Je veux être noir ; 9. Soul makossa
par Nago Seck 15 novembre 2007 - © Afrisson