Quand Mongezi Feza mourut d’une pneumonie le 14 Décembre 1975 dans un hopital londonien, il avait tout juste trente ans et sa mort fut un choc pour tous ses compagnons d’exil. C’est à cette occasion que le Blue Notes se reforma le temps d’un album Blue Notes for Mongezi laissant déferler sa souffrance, souffrance de la perte d’un être cher avec qui ils partageaient la beauté du jazz et la douleur de l’exil.
« Dans une unité à la fois symétrique et spontanée, la structure est totalement improvisée. Trois heures et demi de jeu continu à la mémoire de Mongs. Chaque musicien arrive, fait son soundcheck et commence directement à jouer : Moholo et sa batterie qui roule dans un flux et un reflux continu, Dyani inspirant et soufflant tour à tour comme la douleur et le bonheur, Dudu sortant ses mélodies du fond de ses tripes et McGregor le canal, le vecteur de cette télépathie amplifiée. Comme il l’a toujours été. »
Source : Chris McGregor and the Brotherhood of breath, Blue Notes for Mongezi, p. 164, by Maxine McGregor.
par Sylvie Clerfeuille 6 mars 2007 - © Afrisson