Star de la pop sud-africaine (maptantsula), Brenda Fassie fut l’égérie de la génération kwaïto.
Née en 1964 dans le township noir de Langa, Cape Town, Brenda débute sa carrière à 4 ans chantant et jouant du piano au sein des Tiny Tots, les "petits bouts". Le groupe connaît une rapide popularité à Langa. A l’adolescence, elle rejoint les Cosmos. Et s les milieux métis du Cape. Produit dans les milieux métis du Cap, un phénomène exceptionnel pour l’époque. En 1979, le producteur Koloi Lebona la lance professionnellement à Johannesburg en l’intégrant au groupe Joy, un trio musical qui tourne internationalement. Elle rejoint plus tard les Big Dudes, un groupe pop émergentet en 1983 décroche son premier disque d’or avec le titre Weekend special .
Elle entame une carrière solo dans les années 1980 sous la direction de Chico Twala, qui produit Too Late for Mama, multi disque de platine. La dizaine d’albums qui suivent sont tous disque d’or, et ui ouvrent les portes du monde. C’est la consécration : elle reçoit de nombreux prix dont le South African Music Awards (SAMA), victoires de la musiques sud-africaines et la Kora de la meilleure artiste en 1999.
Sa vie houleuse (drogue, violence , scandales) émaillent une vie qui se termine trop tôt. Elle décède en 2004 à l’âge de 39 ans. Son dernier disque, Mali, aurait fêté son quarantième anniversaire. Elle fut surnommée par Time Magazine en 2001 « La Madonna / madone des bidonvilles ».
par Sylvie Clerfeuille 9 juillet 2008 - © Afrisson