Afrisson

Biographie

C.K. Mann

   Charles Kofi Amankwaa Mann
Artistes Ghana | Naissance : 1936 | Styles :  Afro-pop - Highlife - World / Musique du monde

Né en 1936 à Cape Coast, dans la région du Centre du Ghana, l’auteur, compositeur, arrangeur, chanteur et guitariste expert, C.K. Mann, de son vrai nom Charles Kofi Amankwaa Mann, est une des figures emblématiques du highlife (ou hilife) auquel il a greffé du funk, lançant en 1975 le Funky Highlife, avec son fameux groupe Carroussel 7...

C.K. Mann commence à devenir célèbre au début des années 1960 lorsqu’il intègre comme guitariste l’orchestre Kakaikus Guitar Band de Moses Kweku Oppong. Plus tard, il devient le leader du groupe Ocean’s String qu’il quitte en 1966. Sur une proposition d’Anis Moubaratk, propriétaire du Princess Club, il fonde Carroussel 7 devenu Caroussel Ago-go Takoradi, la formation attitrée du club. A la sortie, en 1969, de son 45 tours Edina Benya, son premier gros tube révélant sa fusion highlife et funk appelée “Funky highlife ”, C.K. Mann connaît un énorme succès populaire. Deux ans plus tard, il enregistre Nimpa Rebre, un album mêlant highlife, funk et sonorités latines, et réalisé avec les chanteurs Pat Thomas et Kofi Yankwon, les mélomanes le surnomment alors “Roi du highlife”. Nous sommes en 1971 et C.K. Mann commence à tourner dans le monde entier.

Depuis, C.K. Mann a enregistré plusieurs albums avec ses groupes Carroussel 7 (ou Caroussel Ago-go Takoradi), The Melodic Trio, The Masters ou encore C.K. Man Big Band, dont Funky Highlife et With Love (1975), C.K. Mann Big Band arrangé par Oscar Sulley et le maestro Ebo Taylor et Enyigye Wo Sor Ho (1976), Together avec Kofi Yankson, Anidaso Asa avec AB Crentsil et Nimpa Rebere (1977), Ko Ma Monko (1978)… En 2000, C.K. Mann décide de ne plus faire de disque ni de scène, après sa collaboration avec la jeune chanteuse américaine de R&B, Aaliyah. De son vrai nom Aaliyah Dana Haughton, Aaliyah est née le 16 janvier 1979 à New York et décédé le 25 août 2001 à Marsh Harbour dans les îles Abacos (Bahamas). Elle avait 22 ans.

Installé depuis plusieurs années à Sekondi-Takoradi, ville portuaire du sud-ouest et capitale de la région Occidentale du Ghana, C.K. Mann passe son temps libre à jouer de la guitare acoustique ou à écouter du jazz, dans un pays dominé actuellement par la scène hiplife (fusion de musiques ghanéennes, dont le highlife, et de hip hop) : “De toute façon, les gens ne veulent pas entendre du hiplife, ils veulent du highlife. Le contenu des textes est noyé par la rapidité du débit des chanteurs de hiplife et de leur rythme”, dit celui qui a, jadis, joué dans des comédies musicales.

C.K. Mann

Grand nom du highlife, il s’occupe maintenant de sa Fondation C.K. Mann, prenant en charge l’éducation d’une soixantaine d’enfants déshérités. Les situations de ces jeunes lui rappellent ses années de souffrance et d’errance dans les rues de Takoradi où le conseil municipal a baptisé le nom de la rue où il habite, CK Mann Avenue. “Tout le monde me connaît. A l’époque où je jouais, les gens avaient l’habitude de donner mon nom à leurs bébés. Mais il n’y a qu’un C.K. Mann. C’est moi”, confie-t-il malicieusement avec l’humour qui le caractérise.

* Crédit photo : Modern Ghana

 

par   Nago Seck  7 juillet 2007 - © Afrisson