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Biographie

Charlotte Dipanda


Artistes Cameroun | Naissance : 1985 | Styles :  Afro-folk - Afro-pop - World / Musique du monde

Auteure-compositrice et chanteuse, Charlotte Dipanda née en 1985 à Yaoundé, au Cameroun, Charlotte Dipanda propose de l’afro-folk ou de l’afro-pop acoustique, flirtant par endroits avec le makossa, l’afro-beat ou le jazz et soutenant des textes chantés d’une voix envoûtante et sensible en douala, en bakaka camerounais ou encore en français...

Charlotte au pays des merveilles ? L’histoire de la jeune femme pourrait presque être un conte de fée tant son ascension s’est faite rapidement, signe d’un talent naturel qui aujourd’hui prend toute sa dimension. "Tout le monde chantait à la maison, c’était normal, et avant moi ça n’avait pas éveillé de vocation quelconque" relativise Charlotte.
La jeune camerounaise a commencé par être choriste en studio et sur scène. Charlotte Dipanda a accompagné les plus grands tels Manu Dibango, Rokia Traoré (CD Bowmboï - 2003) ou Manuel Wandji (CD Planet Groove - 2005) avant d’intégrer la chorale Gospel pour 100 voix avec laquelle elle s’est produite dans les Zéniths de France aux côtés d’artistes comme la Belge Axelle Red.

Guy Nsangué, le mentor

En 2009, Charlotte Dipanda donne à sa carrière un virage décisif en se consacrant à son aventure solo. Quelques mois après, elle accouche de son 1er bébé nommé Mispa. Ce 1er album est enregistré à Paris avec Guy Nsangué, LA référence des bassistes camerounais, devenu son mentor. Remplissant parfaitement son rôle de réalisateur, il a su comprendre l’univers acoustique qu’affectionne la jeune femme et donner à l’ensemble une jolie cohérence. Penchant par moments du côté du makossa en passant par l’afro-beat.
Avec ce projet, Charlotte Dipanda a sillonné les scènes de l’hexagone et a été propulsé au rang de vedette au Cameroun, sa terre natale où elle fait désormais salle comble. Elle a continué à côtoyer les artistes du continent qui voient en elle une des dignes représentantes du chant dans la lignée des divas africaines. Sa route croise alors celle d’un “grand frère”, un camerounais, bassiste d’exception et chanteur de renom. Richard Bona la prend sous son aile et lui fait l’honneur d’ouvrir ses concerts.

Guy Nsangué

Richard Bona, le grand frère

Parallèlement, Charlotte Dipanda garde au chaud ses nouvelles compositions. Après plus de 200 concerts, il est temps pour elle d’offrir à son public un 2ème album. On ne change pas une équipe qui gagne ! Guy Nsangué est à nouveau de la partie ! L’album Dube L’am est alors tout chaud, prêt à être lancé sur le marché du disque en 2012. On retrouve la même sobriété que sur Mispa avec une touche en plus, celle de la maturité. Ce disque teinté d’émotion nous emmène en voyage au détour des mélodies, savant mélange de traditionnel, de jazz et d’acoustique avec des textes en douala, en bakaka et en français.
Au détour d’un titre, nous avons la belle surprise de retrouver Richard Bona en duo (“Bodimbea”) ainsi que Jacob Desvarieux, le célèbre guitariste et chanteur du groupe de zouk antillais Kassav’ (“We nde ndja”). Si on s’attarde sur la pochette de l’album Dube L’am, nous avons la joie de découvrir une autre collaboration, celle de Lokua Kanza qui a écrit la chanson “Kumb’élolo”. L’épreuve du 2ème album est souvent périlleuse mais Charlotte Dipanda transforme l’essai !

Dube L’am raconte de belles histoires. Dube L’am, qui veut dire “ma foi” traduit les convictions de Charlotte et toutes ces choses en quoi elle croit. Cette naïveté qu’elle a de toujours voir le meilleur en l’autre.

Nous, public, pouvons-nous nous considérer comme privilégiés ... Nous pourrons raconter à nos petits-enfants comment nous avons vécu l’ascension d’une grande dame de la musique africaine !

* Source / crédit photo : http://www.charlottedipanda.com/

 

par   Nago Seck  25 mai 2009 - © Afrisson