Afrisson

Biographie

Désiré Sankara


Artistes Burkina Faso | Naissance : 1974 | Styles :  WarbaSite internet

Auteur, compositeur et interprète, Désiré Sankara explore la richesse des rythmes traditionnels burkinabés (warba, wenega, liwaga, kiègba, etc.) à travers des chansons qu’il arrange à la guitare acoustique.

Bien qu’il ait grandi dans la capitale du Burkina Faso, Ouagadougou, Désiré Sankara a été imprégné dans son enfance par les contes, légendes et proverbes mossis racontés par divers visiteurs venus des villages environnants. Avec son oreille moderne, à l’écoute de ce monde traditionnel à la fois mystérieux et idyllique, il donne une couleur originale à ses rythmiques, tantôt festives, tantôt nostalgiques. Il prend également plaisir à explorer des sonorités plus occidentales tout en gardant cette touche africaine qui le caractérise.

L’album Jammu Africa comprenant le titre "Tajabone"

« Tajabone » d’Ismaël Lo : le déclic

Désiré Sankara découvre d’ailleurs la musique occidentale à l’âge de cinq ans, lorsque sa mère achète un électrophone au détriment d’une gazinière. Cela aiguise sa curiosité et il s’intéresse par la suite à ses pères burkinabés, tels que Abdoulaye Cissé et Georges Ouédraogo. Mais c’est en entendant la chanson « Tajabone » (ou « Tâdieu bône ») d’Ismaël Lo (Sénégal), en 1996, qu’il passe le cap et s’inscrit à l’école de musique de Ouagadougou, où il apprend à jouer de la guitare. Il joue les standards internationaux dans les hôtels et les restaurants ouagalais pendant quelques années, avant de se consacrer à la composition.
Désiré Sankara se lance ensuite dans un périple à travers l’Afrique de l’Ouest (Bénin, Togo, Ghana) en quête de nouvelles rythmiques et d’ouverture sur le monde. Il apprend par ailleurs l’harmonica en autodidacte et jouera une de ses compositions avec l’harmoniciste français Jean-Jacques Milteau à Accra (Ghana). Aujourd’hui installé dans le 18ème arrondissement de Paris, il tourne en France en trio, avec Fabien Janicic (basse) et Tommy Milharo (batterie/percussions), développant les mélodies et rythmes de son Burkina Faso natal : warba (danse et rythme des cérémonies de baptême ou de funérailles), wenega (rythme et danse de réjouissance), liwaga (folklore mossi du Yatenga), kiègba (danse des fesses pratiquées par les femmes)...Désiré Sankara compose dans sa langue maternelle, le mooré et aborde les thèmes de la sagesse africaine et de la vie quotidienne des villageois – ambiance de fête, respect des traditions, tolérance entre les peuples.
Ces styles musicaux sont gravés en 2011 dans son premier opus La station n’est pas un lieu de parking, d’engins ni de causeries (Maxi CD).

 

par   Nago Seck  31 juillet 2008 - © Afrisson

News

Désiré Sankara
 
Le Burkina Faso a l’honneur

Depuis quelques années, la scène musicale burkinabée fait parler d’elle. Plus connu pour son cinéma que pour sa musique,le Burkina Faso révèle de nombreux talents comme Bachir Sanogo, Désiré Sankara, Moussa Hema ,Yeleen, Alif Naaba et une occasion de faire toute la lumière sur un pays au militantisme culturel qui ne dément pas. Une semaine du 15 au 19 Décembre lui est consacrée à l’espace culturel africain de Paris, Saraaba (http://www.saraaba.fr). Toujours en Ile de France l’incontournable festival Africolor(http://www.africolor.com) devenu une référence au fil des éditions avec un ballet entre musique mandingue et Océan Indien. Un artiste à l’honneur en ce mois de Décembre, Salif Keita la grande voix qui vient de sortir l’album Différence (chronique bientôt sur le site). il est l’objet de deux biographies, l’une grand public publiée par les éditions Demi lune et l’autre très fouillée, rédigée par son cousin , l’universitaire Cherif Keita. Deux chroniques à paraître sur le site.... Bon voyage.