Afrisson

Biographie

Doh Albert


Issu d’une famille de musiciens, le crooner Doh Albert, marqué par la musique cubaine, s’illustre en 1979 sur la scène musicale ivoirienne avec “Moya”, un titre teinté de rumba devenu un énorme hit africain (disque d’or - plus de 130.000 exemplaires vendus). Il meurt en 2005 des suites d’une crise cardiaque…

À la fin des années 1970, Doh Albert commence à se faire un nom au sein de l’orchestre Bélier Andralex, une formation qui anime les nuits chaudes des clubs de la capitale ivoirienne et dont fait partie son petit-frère Houon Pierre (auteur, compositeur, arrangeur, ingénieur du son). Avec ce dernier (auteur du titre “Kafri-Musso”), il enregistre en 1979, Doh Albert & Houon Pierre du Bélier. Disque d’or avec plus de 130.000 exemplaires vendus, cet album connaît un immense succès en Afrique et dans la diaspora (Europe, Etats Unis, Caraïbes) grâce à “Moya” : “J’ai envoyé Kouakou, Kouakou dit je pati pas ô. J’ai appélé son maman, son maman dit Kouakou lé comme çà. Moya é Moya ô”.
On retrouve son fameux tube “Moya” dans la compilation African Pearls Vol. 5 : Côte d’Ivoire - West African Crossroads réalisée en 2009 par Syllart Productions...

En 1980, Doh Albert s’oriente résolument vers l’[afro-cubain>4693] (salsa), quitte son pays natal, la Côte d’Ivoire, et part aux Etats Unis pour enregistrer Doh Albert à Manhattan USA. Dans cet album réalisé, entre autres, avec Sada Ly, Louis Pierre, Roberto Torres, il fait un magnifique duo avec Laba Sosseh dans “Macorina”. Suite à ce succès, Doh Albert décide de s’installer à Paris où il travaille comme chauffeur-livreur avant de rejoindre Metz. Dans cette ville située dans le nord-est de la France, il collabore avec sa fille aînée, gérante d’un salon de coiffure et travaille parallèlement comme vendeur de voiture d’occasion. L’année 2000 voit Doh Albert participer à la double compilation Musica Negra in Americas aux côtés de Monguito El Unico, Septeto Raison, Septeto Nacional, Toto La Momposina, Susana Baca, Carmen Gonzalez ou encore Toto Bissainthe…
En 2005 Doh Albert disparaît à Metz, sa ville adoptive, des suites d’une crise cardiaque…

 

par   Nago Seck  19 mai 2007 - © Afrisson