Afrisson

Biographie

Dolais Kib


Nouvelle voix du style initié en Côte d’Ivoire par Alpha Blondy, Dolais Kib chante en dioula, sénoufo, français ou anglais la paix, l’amour, la solidarité, l’immigration, la fraternité, les fléaux du monde, la mauvaise gouvernance et l’injustice, sur du reggae teinté de sonorités mandingues.

Dolais Kib et Ismaël Isaac

Né Ibrahima Koné à Mankono dans les savanes du nord de la Côte d’Ivoire, Dolais Kib grandit auprès de son grand-père Dolé Silué, chef du village, qui lui apporte une sagesse et une philosophie que l’on retrouvera plus tard dans sa vie, dans ses textes et sur ses disques. Très jeune, il est attiré par la musique, notamment le reggae jamaïcain. Dès lors, il va à se forger une solide base musicale au contact de divers artistes du pays dont Abou Smith, Solo Jah Gunt, Hass Keïta, Ismaël Isaac, Julien Goualo…Plus tard, Dolais Kib rejoint Paris pour des études mais sa passion musicale l’emporte bien vite. En 1997, il monte son premier groupe avec le soutien de Adama « Camus » Camara (ex guitariste d’Alpha Blondy). Pendant plusieurs années, Dolais Kib va parcourir les scènes françaises pour mieux faire connaître sa musique. En 2004, il enregistre un CD 4 titres éponyme avec déjà « L’Afrique en feu » (sur la mauvaise gouvernance en Afrique) et « U.T.A » (sur le sort des Africains oublié dans le drame du crash aérien du DC 10 d’UTA qui a fait 170 morts en 1989 dans le désert du Ténéré.

Oumar Timbo, le guitariste expert

Oumar Timbo

Pour la réalisation de l’album L’Afrique en feu (2009), Dolais Kib a convié plusieurs de ses amis musiciens dont le frère de la chanteuse Awa Timbo, Oumar Timbo, guitariste virtuose de Tiken Jah Fakoly, Fitt Band Experience, Manjul & Humble Band, concepteur multimédia et chargé de communication et de production. Le grand public découvre alors un reggae aux couleurs mandingues chanté en dioula, sénoufo, français ou anglais, parle de la paix, de l’amour, de la solidarité, de la fraternité, des fléaux du monde, de la mauvaise gouvernance en Afrique et de l’injustice. Il n’oublie pas non plus les discriminations religieuses ni les armes qui prolifèrent sur le continent, avec leur lot de malheurs. Son style original et tonique, sa maîtrise de la scène et les communions avec son public font de ses concerts des spectacles à la fois festifs et emplis d’émotion.

 

par   Nago Seck  8 février 2008 - © Afrisson