Afrisson

Biographie

Doudou Ndiaye Rose


Artistes Sénégal | Naissance : 1930 | Styles :  Mbalax - Musique acoustique - Musique traditionnelle

Le tambour major Doudou Ndiaye Coumba Rose symbolise la richesse des "sabars" (tambours pratiqués par les Wolofs, les Lébous et les Sérères du Sénégal). Connaisseur des traditions, il a su moderniser et créer de nombreux rythmes et affirme en maîtriser plus de mille. Il est aussi le premier maître tambour wolof à former des femmes percussionnistes.
Considéré par l’Unesco comme "Trésor humain vivant", Doudou Ndiaye Rose disparaît le 19 août 2015, des suites d’une longue maladie. Il avait 85 ans.

"Sabar" par Prosper Niang

En 1986, le regretté Abdoulaye Prosper Niang, batteur, membre fondateur et âme du groupe Xalam, décide de produire avec ses maigres moyens Sabar, le premier album du tambour major Doudou Ndiaye Rose, alors méconnu sur la scène internationale. Le maître tambour avait quelques années auparavant initié le batteur aux divers rythmes donnés par les tambours sabars du Sénégal. Prosper Niang adaptera avec beaucoup de maestria ces sonorités à la batterie et à l’afro-jazz de Xalam.

Pour la réalisation de cet opus Sabar enregistré au studio Davout (Paris – France), Doudou Ndiaye Rose (auteur, compositeur) est accompagné par les tambourinaires Mame Less Thioune, Riche Niang, Mar Guèye, Tapha Ndiaye, Ali Ndiaye, Arona Ndiaye et Bath Ndiaye.

"Djabote" par Eric Serra

Second album du maître tambour Doudou Ndiaye Rose produit en 1992 par Eric Serra pour Virgin, Djabote (grande famille) rend hommage, à travers divers rythmes, au regretté égyptologue sénégalais Cheikh Anta Diop et aux chefs spirituels des confréries “Mouride” (Cheikh Ahmadou Bamba) et “Khadria” (Cheikh Sidati Aïdara).
Pour la réalisation de cet opus enregistré en “live” à l’île de Gorée (Sénégal), Doudou Ndiaye Rose est accompagné par ses 55 tambourinaires et la Chorale Julien Jouga->15021], son vieil ami.

Certains de ses rythmes soutenant la Chorale de feu Julien Jouga (1931 - 2001) s’inspirent des sonorités “diola” marquées par les chants et les battements de mains (“Diame”).
L’introduction de “Khine Sine” fait référence aux “baaks” (rythmes de protection, d’intimidation, d’auto-encouragement ou d’intimidation des lutteurs sénégalais), et s’enchaîne avec des poèmes et préceptes de Cheikh Ahmadou Bamba, le fondateur de la confrérie des Mourides au Sénégal.

Figure emblématique de la musique sénégalaise ayant fait résonner les tambours sabars sénégalais aux quatre coins du monde, Doudou Ndiaye Rose, considéré par l’Unesco comme "Trésor humain vivant", disparaît le 19 août 2015 à Dakar, des suites d’une longue maladie. Il avait 85 ans.

 

par   Nago Seck  21 septembre 2007 - © Afrisson