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Biographie

Elite Swingsters


Groupes Afrique du Sud | Création : 1958 | Styles :  Afro-jazz - Jazz - Kwela (Jive)

Les Elite Swingsters qui révèlèrent la diva du jazz Dolly Rathebe ont contribué à forger la légende du jazz sud-africain des années 1950/60. Soutiens actifs de Nelson Mandela, les Elite Swingsters (prononcé « Eeh-Light » par leurs fans africains) ont joué pendant plus de trois décennies, faisant leur come-back dans les années 1990 grâce à deux albums, Woza (1990) et A Call for Peace(1993). Une occasion pour les jeunes générations sud-africaines de découvrir le jive ou jazz des townships qui incarna la résistance par la culture au régime de l’apartheid.

Des musiciens de studio

Le groupe Elite Swingsters s’est formé en en 1958 sur une idée de la maison Teal Records qui regroupa des musiciens de studio pour enregistrer 4 78 tours pour RCA. Un cadre de Teal, Herbert Friedman, décida de sortir les enregistrements sous le nom de Elite Swingsters : un des titres , « Phalafafa », composé pour la session par le producteur africain Lebenya Matlotlo, devint un hit. Les musiciens décidèrent alors de de former un groupe permanent, Elite Swingsters et de capitaliser ainsi le succès de « Phalafala ».

The Magnificent Seven

Surnommé « The Magnificent Seven » par leurs fans des townships, Le groupe Elite Swingsters était formé de Louis Molubi , leader et contrebassiste, le batteur Johannes Hooks’Tshukudu, le guitariste Rex Ntuli, dle trompettiste Jordan Bangazi, le sax tenor Paul Rametsi. La section cuivres, remaniée à plusieurs reprises, comptait des artistes comme Jury Mpehlo, Chris Songxaka, Tami Madi, Shumi, Peter Mokonotela, Albert Ralulimi et Mike Selelosans oublier les trompettistes Elie Nkwanyane et Johnny Selelo, Blyth Mbitjana au trombone, Chris Columbus au baryton et Dolly Rathebe au chant.

Une production pléthorique

Pendant une dizaine d’années, le succès des Elite Swingsters ne se démentira pas : le groupe se produisit régulièrement dans la région de Johannesburg, le Triangle du Vaal et au sud de l’État libre d’Orange, à Bloemfontein. Il effectua également des tournées au Natal et dans le Eastern Cap, Très actif en studio, le groupe a enregistré durant cette décennie plusieurs centaines de titres pour RCA, puis pour Teal ainsi que de nombreux enregistrements enregistrés clandestinement et sous des pseudonymes pour d’autres labels. Leurs plus grands succès furent « Drumbeat », « 6 Rockville », « Elite Blues », « Two Ball Twist », « Payneville », « Dinokza », « Pul Nel », « Funky Mama », et « Madubula Hall ».

1990 : le come-back

Le groupe continua dans les décennies suivantes à faire quelques apparitions mais renoua réellement avec le succès en 1993 après un concert au festival Musiques Métisses d’Angoulême suivi de plusieurs dates dans l’hexagone et d’un concert à Westminster Abbey devant le prince Charles et la Reine Élisabeth II à l’occasion de la cérémonie célébrant le retour de l’Afrique du sud dans le Commonwealth. Le groupe donna également plusieurs concerts devant le président Mandela dont il a été un fervent soutien et a enregistré dans le sannées 1990 plusieur salbums dont Woza ! en 1990, Call for Peace en 1993 et Siya Gida’ (nous dansons en zoulou) chez Teal Records en 1995, signant son retour discographique en Afrique du sud et au niveau international.

 

par   Nago Seck  28 janvier 2013 - © Afrisson