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Biographie

Enoch Sontonga


Artistes Afrique du Sud | Naissance : 1873 | Styles :  Maskandi

Né en 1873 à Uitenhage, au Cap, dans une famille Xhosa, Enoch Mankayi Sontonga aka Enoch Sontonga, de son vrai nom Enoch Mahlobo, est un auteur-compositeur, arrangeur et chanteur sud-africain. Joueur virtuose de concertina, il s’illustre sur la scène maskanda des années 1950/1960, interprétant des chants zulu accompagnés de tambours ngoma. Enseignant à l’école méthodiste de Nancefield, Enoch Sontonga est l’auteur-compositeur de "Nkosi Sikelel’ iAfrika" (Dieu bénisse l’Afrique), l’hymne national de l’Afrique du Sud. Il meurt le 18 avril 1905 à Johannesburg.

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Membre de l’ethnie Xhosa, Enoch Sontonga, enseignant pendant 8 ans à l’école méthodiste de Nancefield, près de Johannesburg, écrit en 1897 la musique, la première partie et le refrain de Nkosi Sikelel iAfrica pour ses élèves (1897). La même année, il composa la musique. Le chant est joué pour la première fois en public lors de l’ordination d’un pasteur de l’église méthodiste en 1899 et est popularisé par la chorale de l’école à Johannesburg et dans la région du Natal.

Enoch Sontonga meurt le 18 avril 1905 et est enterré à Braamfontein. Oublié par la suite, sa tombe est finalement localisée en 1995 et classée monument historique le 24 septembre 1996.

La chanson "Nkosi Sikelel iAfrica", hymne du Congrès national africain à partir de 1925 et hymne national en Tanzanie et en Zambie, connait un grand succès auprès du public noir d’Afrique du Sud. Sa notoriété augmente notamment après avoir été joué par la chorale de l’institut Ohlange de John Dube, lors de la création du South African Native National Congress en 1912.

Adopté par l’ANC, la chanson d’Enoch Sontonga est complété de plusieurs paragraphes en xhosa en 1927 par le poète Samuel Mqhayi. Tous les paragraphes de la chanson furent publiés pour la première fois en 1929.

L’ordre national du mérite sud-africain a été attribué à titre posthume à Enoch Sontonga et remis a sa petite-fille, Ida Rabotape.

 

par   Sylvie Clerfeuille  20 novembre 2019 - © Afrisson