Afrisson

Biographie

Essimo


Groupes Cameroun | Création : 2006 | Site internet

Marqué par le makossa, l’essewe (donné par des ngomas, congas et cloches), le bikutsi, l’afro-beat, la variété internationale, le jazz, la biguine, le zouk et le soca, le groupe Essimo propose des « protest songs » sur fond de jazz fusion.

Les Douala Boys

Originaires des faubourgs de Douala au Cameroun, Charles Ebongue Manga (basse), Honoré Épée Msongo (claviers), King Blaise (Sax) et Dominique Elame Bell (percussions) partagent tous la même langue maternelle, le Douala. Ils ont aussi la particularité d’être tous passés par les orchestres de leurs collèges et lycées, grandissant et découvrant la musique dès leur adolescence. En plus de leur langue maternelle, ces Douala Boys s’expriment en français, en anglais, en espagnol et même en italien. Passionnés de littérature et de poésie et marqués par le makossa, l’essewe (donné par des ngomas, congas et cloches), le bikutsi, l’afro-beat, la variété internationale, le jazz, la biguine, le zouk et le soca, ils se sentent aussi foncièrement Parisiens. Créé en 2006 sous l’impulsion de Charles Manga, le groupe Essimo s’inspire de ses idoles comme Manu Dibango, Kenny G, Bob James, Richard Bona, Etienne Mbappé, Marcus Miller, Al Jarreau, Franco, Rochereau et Keisha pour créer une fusion entre smooth jazz, afro et rythmes indiens...

Le protest song d’Essimo

Essimo sur scène

Poetry Contest, leur premier album diffusé par Mic’Son Music rend hommage à d’illustres hommes de lettre comme Victor Hugo et Léopold Sédar Senghor (« De Victor Hugo à Sédar Senghor », une rencontre virtuelle entre ces deux monuments de la littérature), Birago Diop (« Souffle », une rencontre entre l’Inde et l’Afrique avec la voix de Surabhi Shah du groupe Mastana basé à Washington). Cet opus chante les leaders africains comme Nelson Mandela (« Tribute to our leaders ») ou leur compatriote Rudolf Douala Manga Bell, pionnier de la résistance à la colonisation (« Rudolf Duala Manga »). Il évoque aussi les peuples et rythmes bantous (« Bantu »), la stigmatisation de certaines maladies (« Ode contre le Sida ») ou encore la corruption (« Comment voulez-vous que je me soumette ? »)…Quant à « Ngondo », c’est un clin d’oeil à l’assemblée traditionnelle du peuple Sawa dont font partie les Doualas.

* Crédits photos : Issa Nyaphaga

 

par   Nago Seck  1er juin 2008 - © Afrisson

Discographie