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Le Gorodao

Introduit au XIXe siècle à Madagascar par des commerçants allemands, le gorodao, nom malgache de l’accordéon diatonique eut tôt fait de séduire les malgaches par sa double fonction mélodique et rythmique. D’abord joué dans les cours royales merina et les salons de la jet set coloniale, il gagne rapidement les classes populaires et devient même un instrument sacré dans les trombas, cérémonies de retournement des morts.

Le texte ci-dessus est sous licence libre (CC-BY-SA)

« Dans les villages, l’accordéon est un symbole de réussite sociale », précise le célèbre accordéoniste Régis Gizavo. Il devient même un instrument sacré dans les trombas, cérémonies de transe. « Une personne désirant être possédée par l’esprit d’un mort choisit l’accordéoniste en fonction du son qu’il est capable d’émettre ».

Dans les années 1960-1970, David Andriamamonjy au style syncopé et poétique, Emmanuel Randriamainty aux sonorités sud-américaines et Tsialo réputé pour son exubérance rythmique, sont des stars. Sollicités pour les campagnes électorales, ils perdront leur aura dans les années 1980 avec l’apparition des guitares électriques. « L’accordéoniste se faisait alors traiter d’hararano (de plouc) » avoue Régis Gizavo dont le succès a remis au goût du jour l’instrument.

 

par   Sylvie Clerfeuille  12 mai 2007 - © Afrisson

Livres

Gorodao / accordéon diatonique
Instruments de musique communs à (...) (2006)