Afrisson

Biographie

Idylle Mamba

   Lydie Natacha Cerbonney

Née à Bangui, en République Centrafricaine, benjamine de 16 frères et sœurs, Lydie hérite du nom de Mamba qui, dans son dialecte, signifie sourire. D’une simple anagramme, Lydie Natacha Cerbonney (son vrain nom) deviendra Idylle Mamba sur scène où elle développe une musique acoustique. Syncrétisme de rythmes ancestraux centrafricains et actuels, issus du jazz ou du blues, son afro-folk, chanté en sango (sa langue), en français ou en éwondo du Cameroun, dénonce l’injustice, la guerre, l’exclusion, le racisme, l’excision et prône la valorisation du genre féminin. Son premier maxi single, Sango & vous, sorti en 2009, restitue cette musique acoustique créative et épurée.

Parcours

A 14 ans, Idylle Mamba rejoint le Focus Masséka, une formation 100% féminine de musique expérimentale exercée à base d’outils traditionnels de cuisine et qui valorise la jeune fille centrafricaine. Cette expérience lui permettra d’accéder à des festivals internationaux tels que Massao et Abok-Ingoma au Cameroun.
En 2004, à l’Alliance Française de Bangui, Idylle Mamba remporte le prix de la Chanson Francophone et effectue les premières parties de Lokua Kanza et Tiken Jah Fakoly. Grâce à une bourse de la Coopération Française, elle étudiera ensuite deux ans à Music’Hall, une école de renom basée à Toulouse, en france. Elle s’y formera aux musiques vivantes, au jazz, aux techniques vocales et aux improvisations. En 2009, Idylle Mamba sort son premier maxi single Sango et vous, révélant une musique acoustique aérée.

Style musical

Syncrétisme de rythmes ancestraux centrafricains (des Nzandé, des Nzakara, des Gbaya, des Bandia, des Pygmées Aka et de Bayanga ou le Mogbaté...), africains (rumba et bolobo congolais, bikutsi camerounais) et actuels, issus du jazz ou du blues, sa musique se révèle créative, exotique, fraîche, innocente, épurée et populaire. D’une certaine manière, sa musique pourrait évoquer une représentation harmonieuse de “l’art naïf” dans la peinture. Son style afro-folk tend vers le “tradi-moderne” ou encore le “Centrafrik-ailleurs”, comme elle s’amuse à le décrire.
Ses textes sincères, simples et idéalistes traitent de sujets universels tels que l’injustice, la guerre, l’exclusion, le racisme ou encore l’excision. Ils soutiennent également la valorisation du genre féminin et la reconnaissance de la Centrafrique, de sa culture et de ses traditions.

Réalisations

En 2012, Idylle Mamba obtient un “visa pour la création” à travers Culture France pour une résidence de trois mois à la Cité des Arts de Paris (France). De retour au Cameroun, elle nous offre Bêkou (“Espoir” en sango), un savant mélange de voix, de textes et de mélodies. Douze titres reflétant à merveille son style afro-folk chanté en sango (sa langue), en français ou en éwondo du Cameroun. L’année 2013 la voit représenter la Centrafrique aux 7ème Jeux de la Francophonie à Nice, dans le sud de la France. En janvier 2014, elle participe au single Paix en Centrafrique, une initiative du collectif SOS Paix en Centrafrique, de jeunes Centrafricains de la Diaspora “qui en ont plus qu’assez de voir leur pays tous les dix ans chuter, sombrer et tenter de se relever comme un malade moribond”. Un mois plus tard, Idylle Mamba (catholique) enregistre avec Youssou Ndour (musulman) One Africa, un titre pour la paix en Centrafrique, réalisé au studio de la Sodida, un quartier populaire de Dakar, au Sénégal, pays de la “téranga” (“l’hospitalité” en wolof) et de la tolérance religieuse. Ce titre sera d’ailleurs interprété par le duo le lundi 10 mars 2014 au grand “Concert de Solidarité avec la Centrafrique” au Théâtre de la Ville à Paris (France), une initiative noble à laquelle ont participé Ray Lema, Bonga, Lokua Kanza et So Kalmery.

Du 14 au 21 juin de la même année, elle donne des concerts à Paris et à Bruxelles (Festival Women Stand Up), et en octobre, elle est à l’Institut Français de Pointe Noire (Congo Brazza).

* Source et crédit photo : http://www.idyllemamba.com/

 

par   Nago Seck  2012 - © Afrisson