Afrisson

Biographie

Jacques Loubélo


Artistes Congo Brazza | 1940-2013 | Styles :  Afro-folk

Folk singer référence du Congo Brazzaville, Jacques Loubélo a débuté dans le groupe Les Cheveux Crépus. Il a vécu de longues années en Suisse avant de rentrer à Brazzaville. Il demeure une figure majeure de la scène congolaise et ses oeuvres ont été reprises par de nombreux artistes dont Miriam Makeba et le groupe Lang’i.

Né à Brazzaville dans le quartier Poto Poto Djoué, Jacques Loubélo grandit à Bakongo. Il est baigné dans les musiques traditionnelles, écoute les pionniers de la rumba congolaise, Paul Kamba et Wendo Kolosoy. Il apprend à chanter à l’âge de treize ans au sein de la chorale St Joseph où sa voix soprano devient vite populaire. « Le travail en chorale m’a appris l’art de bien chanter ». Installé plus tard à Ouenze, il rejoint la chorale de la mission St Michel et écoute chez un oncle qui possède un phonographe, un luxe rare à l’époque, les disques cubains de la Voix de son maître (la Sonera Matancera, Los Maniceros) et les pionniers de la rumba congolaise comme Adou Elenga et Léon Bukasa. « A l’époque, on appelait la rumba, biguine ».

En 1952, il enregistre à la Radio de l’AEF (Afrique Equatoriale Française) devenue plus tard Radio Brazzaville, un moment important pour cet enfant qui écoute régulièrement la Sorafom (ancêtre de RFI) . « A seize ans, comme je voulais apprendre la guitare, je suis rentré au Cercul Jazz, le Cercle culturel de Jazz créé par Nzala Kanda, le ministre de l’intérieur du premier gouvernement congolais. On partait jouer de la rumba, des boléros, de la variété mais comme on n’était pas payé, j’ai décidé d’arrêter. »

En 1965, il monte Les Cheveux Crépus, un groupe vocal. “C’est en écoutant les Compagnons de la Chanson que j’ai nourri l’envie de monter un groupe vocal”, explique-t-il. Le groupe qui répète alors dans les locaux de la JOC (Jeunesse Ouvrière Chrétienne) chante dans des fêtes chrétiennes et c’est à l’occasion de la Semaine internationale de la JOC qu’il reçoit, cadeau de l’Abbé René Larre, un aumônier de Bayonne, ses premiers instruments de musique : deux guitares et un tambourin.
Les Cheveux Crépus s’orientent ensuite vers l’afro-folk (voix et instruments acoustiques), avec Antoine Mondanda (sanza), Sammy Massamba, Albert Massamba Coster, Rémy Mouninguissa, Antoine Mondanda (sanza), Maxime Kibongui, N’Zenze Kinouani Kazis, Etienne Fila, Prosper Nkouri, Bruno Ntélansamou et Madeleine Gandou (chant) et un accordéoniste.

Jacques Loubélo ne se contente plus seulement de reprises mais commence à interpréter ses propres compositions, dont les plus célèbres, « Congo » et « Nawo tsé tsa » qui sera repris plus tard par de nombreux artistes dont Miriam Makeba et le groupe Lang’i. « Je m’inspirais pour mes compositions de vieilles légendes du folklore lari. « Nawo tsé tsa » raconte l’histoire de deux soeurs. La plus laide, jalouse de l’autre, finit par la noyer et lui voler son bébé mais l’âme de la défunte revient la hanter ».

Jacques Loubélo disparaît le 25 Septembre 2013.

 

par   Sylvie Clerfeuille  7 mai 2007 - © Afrisson

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Jacques Loubélo
 
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