Afrisson

Biographie

Joëlle C (Joëlle Séka)

   Yaba Joëlle Séka

La chanteuse Joëlle Séka ou Joëlle C navigue dans les musiques de danse comme l’afro zouk, le soukouss congolais, le ndombolo ou le « soukouzouk » (fusion de soukouss et de zouk). Elle a même fait du rap comme dans le titre « Zapping G. » (feat. Marc Lenoir). Joëlle C disparaît le Jeudi 14 février 2008 à Abidjan, suite à une maladie…

Née le 13 juillet 1970 en Côte d’Ivoire, Yaba Joëlle Séka dite « Joëlle Séka » ou « Joëlle C » grandit dans une famille de musiciens. Ses grandes mères, Les Sœurs Comoé, son père Okoi Séka Athanase, sa sœur Monique Séka et son frère Marcelin Okoi sont tous des auteurs, compositeurs et interprètes ayant baigné, entre autres, dans l’« akô » et l’« ayô », des musiques du peuple « Attié » (« Atyé », « Akyé »), une des composantes de son pays, la Côte d’Ivoire…Malgré la désapprobation de ses parents, la jeune Joëlle se lance à son tour dans la musique, commençant, en 1984, comme choriste du groupe Acikongo qu’elle quitte un an plus tard pour l’orchestre TP Audiorama (Tout Puissant Audiorama). Au sein de cette formation phare du pays « Attié », sa magnifique voix séduit les professionnels et le public ivoiriens qui la surnomment « la voix d’or » ou « Joëlle C » (le C (Christ ou Chrétienté) pour sa foi en Dieu). Poursuivant son perfectionnement artistique, Joëlle Séka rejoint au début des années 1990 le GATL (Groupe Aérien de Transport et Liaison), l’orchestre de l’Armée de l’Air ivoirienne, avant d’intégrer le groupe King Vision de l’ex footballeur professionnel devenu chanteur, Gadji Celi

Il faudra attendre 1996 pour entendre sa première cassette solo de 6 titres, Ayéla, réalisée par Armand Opely (direction artistique) et arrangée par Marc Latruque et Corneille Adja. Cet album connaîtra un succès d’estime. Son second album signé Joëlle Séka (« Jala » - 1998), chanté en langues ivoiriennes (atyé, baoulé, bété) est aux couleurs world intégrant les musiques « akô » et « ayô » des « Attié » (« Jala »), afro zouk (« Africa »), slow (« Bayo ») ou afro-cubain (« Ca n’arrive qu’aux autres »). Quant au titre phare, « Nayela » qui fait le bonheur des mélomanes et clubs ivoiriens, c’est du « soukouzouk » (fusion de soukouss et de zouk). Suivront d’autres réalisations discographiques du même acabit : Mélayé (2000), Prends-moi c’ l’amour (2002), un disque qui lui vaut le Top d’Or de la Meilleure Artiste Ivoirienne 2003 dans la catégorie variété, et Kita (2007), un clin d’œil aux pagnes tissés multicolores du peuple Akan, symbole, pour l’artiste, de multiculturalisme. Son concert programmé le 22 septembre de la même année à l’Espace Anoumabo du Palais de la Culture d’Abidjan, devant 4.000 personnes, connaîtra un immense succès.
Malheureusement, cette ascension fabuleuse de Joëlle C sera stoppée net par une insuffisance rénale, une maladie qui l’emportera le Jeudi 14 février 2008 à la clinique de Marcory à Abidjan à Côte d’Ivoire. De nombreux artistes ivoiriens lui rendront hommage sur scène ou sur disque…

 

par   Nago Seck  1er septembre 2007 - © Afrisson