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Biographie

King Mensah

   Mensah Ayaovi Papavi
Artistes Togo | Naissance : 1971 | Styles :  Afro-fusion - Afro-pop Site internet

Initié aux musiques traditionnelles par ses parents (l’art de chanter, de danser, de conter), Mensah Ayaovi Papavi aka King Mensah est né le 12 août 1971 à Lomé, au Togo. King Mensah est aussi marqué par highlife ghanéen, l’afro-beat nigérian, mais aussi diverses autres sonorités africaines (appolo ivoirien et ghanéen, musique mandingue, rumba congolaise ou mbalax sénégalais...) et occidentales jazz, la pop, le funk, la soul, le blues, le reggae. Ses textes empreints de philosophie, de sagesse et de croyance, et ses messages d’espoir à l’endroit des enfants déshérités et démunis sont chantés dans diverses langues togolaises : Ewé, Mina, Kabyé.

Une famille de musiciens

A l’âge de 9 ans, King Mensah prend activement part à des corps de ballet. Initié à l’art de chanter par son père Koffi Mensah, chanteur traditionnel, il apprend aussi aux côtés de sa mère appelée “Da Vaudou”. Originaire d’Oumako au Bénin, celle-ci lui enseigne l’art de chanter, danser, conter, etc... En somme, elle l’initie à la culture traditionnelle.
Fortement ancré dans la tradition africaine en général et dans la tradition togolaise en particulier, King Mensah a très tôt su créer un art métissé, alliant richesse culturelle africaine et technologie occidentale. Il crée donc son propre style qui peut être apprécié dans ses chansons, chorégraphies et tenues : un style issu du King. Sa tenue sur scène est le reflet de sa vision : il est toujours vêtu de toile africaine cousue dans un style royal.

Madjo pour le King

Chanteur, musicien, comédien, conteur, danseur, tchatcheur et ancien du Ki-Yi Mbock de Wéré Wéré Liking, son surnom “King” lui vient de Diapy Diawara de Bolibana, le producteur de son premier album Madjo en 1993. En outre, King Mensah est né en août sous le signe astrologique du Lion (le lion étant réputé être “le roi” de la savane... Fin 1993, il crée un spectacle de contes, poésies et danses. Après son album Edidodo (1998), King Mensah enregistre en 2000 Mensah Mensah, un opus qui lui vaut plusieurs prix la même année : “Meilleur Artiste Traditionnel” aux Kora Awards, “Meilleur Artiste”, “Meilleur album” et “Prix d’excellence” aux Togo Music Awards en 2000.
Artiste éclectique, King Mensah a collaboré aux œuvres de nombreux artistes (Meiway, Boy Ge Mendes, Zo Gang International). En 2006, il sort Yetonam, une création empreinte de philosophie, de sagesse et de croyance.

Son opus Yetonam, paru en 2008, lui vaut le Prix Hokan Africa, dans la catégorie Meilleur artiste africain, lors d’une cérémonie qui s’est déroulée au Palais des Sports de Kouhounou à Cotonou (Bénin). Le Prix Hokan-Africa (effort en français), créé en 2002, récompense les Africains qui excellent dans leurs domaines respectifs. Trois ans plus tard, il sort Da, en featuring avec le groupe Bisso Na Bisso. L’année 2013 le voit lancer sur le marché Akpé (“Merci” en mina), un opus compilation comportant 7 titres : “Agnigban”, “Je me bats”, “Esse”, “Vovovo”, “Akpé”, “Ewoé” et “Biova”.

King Mensah, un artiste au grand cœur

Militant de nombreuses campagnes contre le SIDA, King Mensah oeuvre en faveur de l’enfance défavorisée encadrant notamment des jeunes orphelins sur des projets culturels.
Egalement surnommé “Papavi” (petit père) - parce que déjà tout petit, King Mensah prenait à cœur de jouer le rôle de son défunt père - est un homme au grand cœur. Issu d’une famille très modeste, il lui est souvent arrivé d’être renvoyé de l’école parfois pour défaut de paiement de la somme de 1.030 FCFA (mille trente francs CFA). Lorsqu’il en a eu l’occasion, il s’est juré de prendre sa revanche sur les difficultés rencontrées dans sa jeunesse et d’apporter son aide à des enfants démunis. C’est ainsi qu’en 2005, il crée la “Fondation King Mensah”, organisation non gouvernemental au sein de laquelle il fonde l’Orphelinat Alodo qui signifie “entraide”.
Dans sa chanson “Aya” (CD Elom), il lance un message d’espoir très fort à l’endroit des enfants déshérités et démunis : “Nous avons souffert, mais nous ne sommes pas morts dans cette souffrance...”

* Source : http://www.kingmensah.org/

 

par   Nago Seck  7 mai 2007 - © Afrisson