Afrisson

Présentation

Le konono

Rythme kongo de la province du Bas-Congo (Congo Kinshasa), en Afrique centrale, le konono accompagne originellement les chants kikongo interprétés par les atalakus (animateurs, chanteurs, danseurs) lors des naissances, des mariages ou des funérailles.

Au début des années 1960, François Luambo Makiadi aka Franco introduit le konono (de sa région natale) dans la rumba congolaise, créant ainsi un nouveau genre caractérisé par quatre éléments : un couplet introductif suivi du sébéné (une longue exécution instrumentale mettant en exergue des riffs de guitare tournoyants genre rock), une section rythmique explosive (basse – batterie - percussions – guitare accompagnement), des voix très aiguës et enfin l’introduction du 6/8 à certains passages. Naît alors le soukouss (bouger les hanches), une expression empruntée aux jeunes des rues et qui vient du mot "secouer". Cette musique frénétique et les chansons sur les diverses facettes de l’amour conquièrent très vite les jeunes filles et les femmes qui surnomment l’OK Jazz, "l’orchestre des jeunes filles". Dès lors, l’OK Jazz attire les mélomanes du pays et les Brazzavillois qui, à la tombée du jour, traversent le fleuve Congo pour les nuits chaudes de Kinshasa.

En 1968, des groups comme Konono N°1 donnent une nouvelle orientation au konono en le brassant à leur musique donnée par des instruments électrifiés pour avoir des sons amplifiés, comme les likembés équipés de micros fabriqués à partir de vieux alternateurs de voiture. Dans les années 2000, le groupe l’intègre à son répertoire, agrémanté de musique électronique (électro) ou encore de rock.

 

par   Nago Seck  16 février 2007 - © Afrisson

Discographie

Le konono