En 2002, Ameth Male sort son premier opus solo, Laanamayo (« la pirogue du fleuve » en pulaar), tiré des sonorités peules (wango, yela, ripo), chanté en peul, en wolof et en bambara et enregistré en « live » au Stellit Café à Paris.
Sur un croisement d’instruments africains (kora, balafon, djembé, calebasse), occidentaux (contrebasse, guitare) et indiens (tablas), Ameth Male chante son pays, le Sénégal. Dans « Touba », où les arabesques de la guitare de Mathias Duplessy sont soutenues par la calebasse de Thomas et le tabla de Stephen, il rend hommage à Cheikh Ahmadou Bamba, fondateur du mouridisme et de la ville sainte d Touba. Il y dénonce le naufrage du bâtiment sénégalais, Le « Joola », survenu le 26 septembre 2002 aux larges des côtes gambiennes et qui a fait plus de victimes que « Le Titanic » (1.953 morts et seulement 64 rescapés).
Musiciens : Ameth Male (auteur, compositeur, voix) ; Stéphane Bodrossian (contrebasse) ; Elhadj Cissokho (kora, voix sur « Touba », choeurs) ; Mathias Duplessy (guitare) ; Samba Kaba (djembé) ; leyti Mbaye (tama) ; Stephen (tablas) ; Thomas (calebasse)
Guests : Laye Kane (guitare) ; Weuz (voix sur « Sénégal »)
Enregistrements live / Mixage : Philippe Gueugnon (Satellit Café)
Production : Lutecia Prod
Titres : 1. Touba ; 2. Yiilo ; 3. Addou ; 4. Diamanou ; 5. Le Joola ; 6. Salaye ; 7. Sénégal ; 8. Konii woono
par Nago Seck 14 janvier 2007 - © Afrisson