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Présentation

Le Kidumbak

Le Kidumbak est un style de musique étroitement liée au taarab. Le Kidumbak contemporain mêle chanson populaire et taarab. Beaucoup de jeunes s’initient à la musique dans les ensembles de kidumbak avant d’être admis dans les clubs de taarab, musique de la haute société amené sur l’île de Zanzibar par les sultans omanais. Forme de taarab swahilisé et populaire, Le Kidumbak est joué dans les mariages. Il est parfois appelé kitaarab, « petit taarab ».

Le texte ci-dessus est sous licence libre (CC-BY-SA)

Sidi Bint Saad
Elle a contribué àféminiser et africaniser le taarab et a été une des figures marquantes du kidumbak du début du siècle.

Sidi Bint Saad : africanisation du taarab

Dans le kidumbak originel, les orchestres jouent de petits tambours maruwasi et un luth à cordes appelé gambusi, Dans le kidumbak du début du siècle, sous l’influence du taarab, les musiciens s’assoient sur le sol ou s’accroupissent, et jouent des petits tambours en argile (ki-dumbak ou dumbaks), un tambourin, un violon et un oud. Le public danse. Le plus célèbre groupe de taarab swahili fut au début du siècle celui de Siti Bint Saad, une des premières artistes à féminiser et africaniser le taraab venu à l’origine du sultanat d’Oman

Un style rythmique

Aujourd’hui, le kidumbak se compose d’un seul instrument mélodique, habituellement un violon (au jeu très rythmé comme le violon irlandais), un Sanduku, basse traditionnelle, deux petits tambours en argile (ki-dumbak), qui forment la base rythmique soutenus par le cherewa, sorte de maracas faite à base de noix de coco remplies de graines ou mkwasa, courts bâtons comme sistres. Contrairement au taarab, le kidumbak est beaucoup plus rythmé et les paroles plus crues, sont souvent des critiques sociales. Lors des mariages, la chanteuse enchaînent les chansons ngoma et improvise les paroles. auquel le public répond dans une atmosphère échauffée. Le groupe le plus célèbre aujourd’hui est le groupe Kidumbak Kalcha et Mohammed Issa Matona de Msumeno.

Source : http://www.zanzibar.net, traduit de l’anglais et adapté par Sylvie Clerfeuille

 

par   Sylvie Clerfeuille  25 octobre 2012 - © Afrisson