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Le Lundum

Populaire dans l’archipel de Sao Tome e Principe, le lundum ou lundu a été redécouvert par de nombreux artistes lusophones dont les capverdiens Cesaria Evora, Celina Pereira et Paulino Vieira. Le lundum est la danse la plus ancienne de S. Tomé. Elle est rythmée à l’origine par trois instruments : la dunfa ou grosse caisse, la caisse claire et les feitas, percussions en écorce tendues de peau. Cette « proto-morna » comme la surnomme Jean-Yves Loude s’est mêlé au socope, au deixa, au danço congo et au somba (version locale du semba angolais).

Le texte ci-dessus est sous licence libre (CC-BY-SA)

Expression musicale des esclaves d’Angola partis au Brésil, au côté provocateur et sensuel dans la danse comme dans les paroles, le lundum a marqué le fado mais aussi la scène santoméenne.
Le lundum est la danse plus ancienne de S. Tomé. Elle est rythmée à l’origine par trois instruments : la dunfa ou grosse caisse, la caisse claire et les feitas, percussions en écorce tendues de peau.

Cette « proto-morna » comme la surnomme Jean-Yves Loude s’est mêlé au socope, au deixa, au danço congo et au somba (version locale du semba angolais). Chantée dans les langues créoles de l’archipel, lunguye, forro, angolar, cette expression métisse est le véhicule des contes populaires et des luttes anti-coloniales. Ainsi le groupe Leonidos fondé en 1959 par Quintero Aguiar fut interdit de radio pour son titre « Ngandu » dénonçant le régime de Salazar. Plus tard, le groupe Africa Negra et son chanteur Joao Seria choisira le registre de la dérision dans le tube « Bô Legá Caçô Modê Bô » (« Vous laissez le chien vous mordre ») dénonçant la passivité des gens tandis que le chanteur Gilberto Gil Umbelina optera pour la chronique sociale et chantera en lunguye et en forro des classiques d’Angola, du Cap-Vert et du Portugal.

 

par   Sylvie Clerfeuille  12 mai 2007 - © Afrisson