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Malawi

Malawi


PaysSite internet  | Indépendance-Libération : 1964 | 118.484 km² - 10.640.000 h

Style nyasa, musiques américaines et influence congolaise

Peuple de migrants et de voyageurs, le Malawi (anciennement Nyasaland jusqu’en 1964, date de l’indépendance) s’affirme comme un véritable melting pot à la fin de la deuxième guerre mondiale. Des duos guitare/banjo animent les scènes d’après-guerre, les guitaristes développant un style inspiré des musiques traditionnelles : le nyasa marqué par la culture swahili. Les frères Kachamba (Daniel et Donald) contribuent à populariser la kwela d’Afrique du sud. Dans les années 1960/1970, le pays vit sous l’influence des musiques américaines, de la rumba congolaise puis plus tard du reggae. Les folk singers dont Tony Bird composent des textes contre le pouvoir répressif de Rhodésie et du Nyasaland et sont censurés . Une censure qui perdure après l’indépendance sous l’ère du président Hastings Banda (1964/1994) et durant laquelle domine le groupe de gospel Kamuzu Banda.

Folk song et danses traditionnelles

A partir des années 1970, date du lancement de la radio diffusion du Malawi, la popularité du folk-song pousse les artistes à opérer un retour aux sources : de nombreux tubes de l’époque sont des adaptations de chansons traditionnelles de mariage et de cérémonies d’initiation et s’inspirent de rythmes de danses traditionnelles comme le Ngoma, une danse de guerre, le Mganda, le Mwinoghe, le Manganje et le Beni traditionnellement exécutés à l’occasion des moissons ou pendant les mariages. Un des chefs de file de ce mouvement est Paul Banda qui forme the Alleluya Band à la fin des années 1970, Saleta Phiri puis plus tard Emmanuel Manda, leader de Love Aquarius sans oublier Lucius Banda qui a relancé le groupe de son frère Paul dans les années 1990.

Maria Chidzanja Nkhoma, Sydney Banda et kalimba Band

Aujourd’hui, la scène nationale est largement soutenue par l’action de Martin Chilimampunga, directeur de Radio 2. On peut signaler l’émergence de plusieurs talents dont Maria Chidzanja Nkhoma, la « Miriam Makeba » du Malawi, Sydney Banda un jazzman installé aux Etats-Unis - Il a joué à l’occasion de l’intronisation de Bill Clinton en 1992 - Chris Kandoje qui a travaillé avec le reggaeman Lucky Dube en Afrique du Sud. Apparaissent aujourd’hui de nouveaux talents comme le joueur de banjo Allan Namoko qui s’est produit en Finlande et Geoffrey Zigomo, auteur du tube « Ndatherapano » sans oublier Kalimba Band promoteur depuis les années 1990 de l’afroma, un reggae aux couleurs malawites

Kasambwe Brothers

Sur la scène traditionnelle, s’illustrent actuellement les Kasambwe Brothers qui ont troqué les cithares et les mbiras contre des guitares et des percussions de leur fabrication.

Hip Hop et R&B

Dans les années 1990/2000, se développe également une scène pop, reggae, dancehall, hip hop et R&B avec des artistes comme Sally Nyundo, Rina, Kenny Klips, Blasto, Tutz, Fortress, Dare Devilz, etc... D’autres perpétuent un folk local comme Ben Mankhamba, Anthony Makondetsa, Lawrence Mbenjere.

« Cream ! Women in the Arts »

En 2010, est lancé à l’initiative de l’Association Blackmore Creatives le concept musical « Cream ! Women in the Arts » au centre Culturel Français de Blantyre visant à promouvoir le rôle des femmes dans la musique. En ce mois de juin, furent donc réunies à cette occasion des artistes de reggae, gospel, soul, jazz et des adeptes de musiques locales comme Ethel Kamwendo Banda, Maria Chidzanja Nkhoma et sa fille, la chanteuse poétesse Chigo, Rina et Lioness. Etaient également présents quelques artistes masculins dont Sally Nyundo, Theo Thompson et Marko Sadiki. µLa scène gospel compte de nombreux talents dont Ethel Kamwendo-Banda, Thocco Katimba, Princess Chitsulo, Khama Khwiliro and Enock Pirimita sans oublier Estiner Katengeza et Frank Chimpazi nominé aux SABC Crown Gospel Awards en 2011.

 

par   Sylvie Clerfeuille  11 mai 2007 - © Afrisson

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