Afrisson

Présentation

Le Maloya

Styles  Réunion | Origine : 1970

Encouragé dans les années 1970 par un mouvement culturel prônant la négritude et le retour aux sources africaines, le maloya, rythme ternaire joué avec le roulér (rouleur), un gros tambour au son de basse, le kayamb (hochet en radeau), le triangle, le piqueur (bambou) et le bobre (arc musical) est aujourd’hui la référence musicale de la Réunion. Le maloya est une musique sur laquelle les esclaves des plantations chantaient surtout leurs peines, c’est le blues de la Réunion.

Dans les années 1990/2000, la Réunion est traversée par deux courants musicaux : les adeptes d’un maloya authentique et acoustique comme Granmou Lélé, Firmin Viry et Danyel Waro et ceux qui ont choisi de l’électrifier comme Ziskakan et Ti Fock qui a signé en 1990 avec la multinationale Warner.

Le texte ci-dessus est sous licence libre (CC-BY-SA)

Décidés à revaloriser leurs racines africaines longtemps niées par un modèle privilégiant l’héritage européen, les joueurs de maloya n’en rejettent pas pour autant leur identité métisse. « Ma mère était black et mon père chinois. Mon île est comme ça, métissée », affirme Ti Fock tandis que Danyel Waro a intégré à son maloya les musiques traditionnelles indiennes véhiculées par le réseau des temples bhouddistes. Un des premiers à tenter de renouer avec les racines profondes du maloya fut le chanteur et guitariste aujourd’hui disparu Alain Peters.

 

par   Sylvie Clerfeuille  12 mai 2007 - © Afrisson

Discographie

Le Maloya