Ce cousin de Toumani Diabaté est considéré comme des des virtuoses de la kora. Installé aux Etats-Unis depuis 1996, il a collaboré avec de nombreux artistes (Angélique Kidjo, Amy Koïta, Donald Byrd, Randy Weston, Thomas Mapfumo, Eric Bibb, Guy Davis, Ben Allison) et a été nominé aux Grammy Awards en 2007.
Mamadou Diabaté est né en 1975 à Kita, une un des hauts lieux de la culture mandingue. Issu d’une célèbre famille de griots, Mamadou Diabaté est le fils du joueur de kora Mamadou Djelimory alias N’fa Diabaté, membre de l’Ensemble Instrumental du Mali. Ce dernier lui enseigne les secrets de la kora et Mamadou Diabaté se produit quelques années plus tard dans les mariages et les baptêmes de toute la région. A quinze ans, il remporte le premier prix de kora lors d’un concours régional et devient rapidement une célébrité locale. L’année suivante, il se rend à Bamako, et sous la tutelle de son célèbre jeu cousin kora, Toumani Diabaté, il acommence à tourner dans le circuit des jelis, accompagnant les chanteurs lors des mariages et des baptêmes du quartier et animant les soirées de l’hôtel Amitié. Il est bientôt surnommé « Djelika Djan » (« grand Griot »), par son cousin en référence à son impressionnante stature physique, un nom qui va lui rester.
En 1996, il se rend aux Etats-Unis à l’occasion d’une tournée de l’ensemble instrumental du Mali et s’installe à New-York. Invité aux concerts de nombreuses stars maliennes (Ami Koita, Tata Bambo Kouyaté, Kandia Kouyate, Babani Koné), il se produit à l’ONU, au Lincoln Center, au Metropolitan Museum et au Smithsonian Institute de Washington. Il explore également de nouveaux univers musicaux, croisant les notes avec les jazzmen Donald Byrd et Randy Weston, le légendaire musicien Zimbabwéen Thomas Mapfumo les maîtres du blues Eric Bibb et Guy Davis. Il a depuis multiplié les collaborations avec des artistes comme la soliste irlandaise Susan McKeown, le bassiste de jazz Ben Allison, la chanteuse béninoise Angélique Kidjo.
Mamadou a suivi en outre les conseils de son père qui lui a conseillé d’écouter les koraistes virtuoses de tout l’empire Mandingue, de respecter le jeu classique tout en développant sa propre technique. Il a été nominé aux Grammy Awards en 2007.
Source : http://www.mamadoukora.com
par Sylvie Clerfeuille 18 septembre 2008 - © Afrisson
Marseille, l’Afrique et le monde