Considérée comme l’héritière de Cesaria Evora, Maria Alice a fait ses débuts de chanteuse dans les bars de Mindelo à l’âge de 14 ans.
Née en 1961 dans l’île de Sal, Maria Alice de Fátima Rocha Silva impose sa voix cristalline et sensuelle dès l’âge de 14 ans, chantant dans le bars, les fêtes familiales et locales et participant à des concours.
En 1981, elle se rend à Lisbonne et commence à se faire remarquer dans le milieu des musiciens capverdiens.
En 1992, elle enregistre son premier album « Nha pai » et connaît son premier succès avec le titre « Falsa Testimonio ». Dans son second album « D’emcontre » sorti quatre ans plus tard, elle s’entoure de musiciens de références (Armando Tito, Manuel Pais, and Nandinho et d’auteurs de talent (Ramiro Mendes, Toy Vieira, Quim Alves and Luis Lima) pour une œuvre où elle impose sa voix profonde et cristalline dans une série de grands classiques de la morna. Elle participe également à plusieurs compilations dont « Musica de intervenção cabo-verdiana : perguntem à Xanana » en 2000, « Palop Africa » en 2002 et « Ao Vivo no B.Leza », avec le morceau « Caramuxa » en 2003.
En 2001, elle chante au Zenith à Paris aux côtés de Lura, Luis Morais, Ildo Lobo, Téofilo Chantre et Ferro Gaita.
En 2003 , elle sort l’album « Lagrima e Suplica », un collection de mornas et de coladeras mises en valeur par ses phrasés swing et émouvants et la voix du chanteur cubain Pedro Ybanez.
par Sylvie Clerfeuille 7 mai 2007 - © Afrisson
