Ce groupe de fusion avant l’heure combinait rumba congolaise / afro-cubaine et rhytm’n blues. Il fit la première partie de James Brown à Paris en 1977.
Mbamina : l’autre visage du Congo
Groupe mythique et atypique de la scène congolaise, Mbamina a signé en 2001 un Best of de ses meilleurs titres des années 1975/80. Avec Bobongo Star, Mbamina fut dans les années 1970/80 un des premiers groupes de fusion du Congo Brazzaville, dans la même lignée que les ghanéens Osibisa et les sénégalais Xalam . Créé en 1968 au Congo, en plein mouvement hippie, le groupe tranchait avec la vague rumba qui dominait la scène nationale. Sous leur premier nom " les Echos noirs ", Samba Ngô, Nkouka Batenda et Bifuanido Bernard, Jean Marie Bolangassa et Tambakassa Anseline débarquèrent à Paris et côtoyèrent rapidement les stars françaises de l’époque (Michel Polnareff, Marcel Amont), firent du cinéma avec Med Hondo et enregistrèrent quatre 45 tours avec Manu Dibango. Cuivres flamboyants jazzy, rythmes afrocubains et congolais, pulsions R&B, soul, et reggae, les six garçons (ils ont été rejoints par le béninois Amidou), le groupe rebaptisé en 1972 (la foudre) animent les nuits de St Michel, des clubs de Milan et font danser St Tropez . En 1977, ils se produiront même en première partie de Claude François puis de James Brown. La grâce absolue. Un titre choc " Mamy ", des compositions plus intimistes (" Nlongui "), des chants de la tradition congolaise et sud-africaine revisités (" Benguela " et " Zizi Koumbele ") sans oublier le tube " Tchula ", le talent de Mbamina se redécouvre avec le plus grand plaisir.
Sylvie Clerfeuille.
par Afrisson 10 mai 2007 - © Afrisson