Afrisson

Biographie

Metzo Djatah

   Hameth Diatta

Né à Dakar au Sénégal de parents professeurs, l’auteur, compositeur, guitariste, batteur, bassiste, percussionniste et interprète, Hameth Diatta dit « Metzo Djatah », n’était pas prédisposé à la musique. Passionné de basket, il évolue dans différents clubs en catégorie junior pendant toute sa jeunesse à Dakar et c’est finalement en France, après ses études universitaires, qu’il troquera définitivement ses baskets contre une guitare, développant un afro-folk urbain tiré des musiques sénégalaises dont le sahourouba et le bougarabou des Diolas de sa région d’origine, la Casamance, ou le mbalax des Wolofs et des Lébous. Il se révèle en 1999 avec son titre "Diembéring"…

La musique devient vite une passion et c’est de front que Metzo Djatah poursuit ses études et sa passion musicale. Après avoir obtenu brillamment ses diplômes universitaires en Sciences Humaines, il choisit de se consacrer à 100% à son art. C’est à Nancy, dans l’Est de la France, qu’il fait ses premiers pas de musicien avec le groupe No Dilem, mélangeant hip hop et samples de jazz.
Fort d’une centaine de concerts avec différents groupes africains ou occidentaux en tant que batteur, bassiste ou percussionniste, c’est sa volonté de faire passer des messages forts qui lui fait écrire ses premiers couplets et affirmer ses talents de compositeur polyglotte. Metzo Djatah choisit finalement la musique comme moyen d’expression à travers un style qui lui est propre, l’urban afro-folk, influencé par Seydina Insa Wade (père du folk sénégalais) ou encore Ismaël Lo. Cette nouvelle musique, mélange de guitare acoustique, de rythmes africains traditionnels (sahourouba et bougarabou des Diolas de Casamance ou mbalax des Wolofs et des Lébous) et sonorités urbaines (pop, blues, jazz) est porteuse d’un message sur la vie, la jeunesse du XXIème siècle, l’émigration et les nouvelles valeurs qui font notre monde...

En 1999, Metzo Djatah enregistre la première démo de Diembéring et l’envoie à quelques radios en France. Les titres « Mouv 2000 » et « Les jeunes du quartier » seront très vite propulsés dans les 10 premières places du classement Radio Word Mix. La chanson « Diembéring » lui vaut d’être lauréat du Prix Découverte CFI Afrique 2000 aux côtés de la Malienne Rokia Traoré. Cette opportunité lui permet de donner son premier concert parisien au Divan du Monde, un spectacle retransmis par les télévisions CFI, MCM Africa ou encore TV5...
En 2000, l’album est signé chez M10 pour une réédition et une commercialisation européenne. C’est le début de nombreux concerts qui emmènent Metzo Djatah de villes en festivals : Transmusicales (Rennes), New Morning, Guinguette Pirate et Sentier des Halles (Paris), Nancy Jazz Pulsation, CCF Dakar, Printemps de Bourges, Festival Transes Atlantiques de Safi (Maroc)...

Depuis ses débuts en France, Metzo Djatah marque une réelle volonté de s’imposer dans son pays natal. Et c’est en 2002 qu’il démarre réellement sa carrière au Sénégal avec Deugueul Mbeuguel, un album folk / mbalax enregistré entre Paris et Dakar. Deugueul Mbeuguel, début de son retour artistique au pays, contribue à faire une plus large place à la musique acoustique au Sénégal. L’année 2005 marque l’apogée de Diembéring avec la sortie d’un « hors série » mettant en avant les morceaux phares, en hommage à sa région d’origine, la Casamance (au sud du Sénégal). La sortie de cet opus, du clip « Diembéring » et, plus tard, de l’opus Roots Acoustikeur marquent un tournant dans la carrière sénégalaise de Metzo Djatah, l’imposant sur les ondes comme défenseur d’une nouvelle musique sénégalaise.

 

par   Nago Seck  3 janvier 2007 - © Afrisson