Afrisson

Biographie

Mokobé

   Mokobé Traoré
Artistes France -  Mali | Naissance : 1976 | Site internet

Né le 24 mai 1976, Mokobé est un rappeur français d’origine malienne qui s’est illustré avec le groupe 113 et par ses collaborations réussies avec des artistes d’horizons divers, comme Salif Keïta, Manu Chao, Amadou et Mariam, Youssou Ndour, Seun Kuti, Booba, Sékouba Bambino Diabaté, Mory Kanté, Mohamed Lamine, Tiken Jah Fakoly, Fou Malade…

113

JPG - 34.2 ko

Membre fondateur du groupe de rap 113 formé en 1994 dans la cité Camille Groult à Vitry-sur-Seine (banlieue sud de Paris) avec deux amis d’enfance, Rim’K (Abdelkarim Brahmi-Benalla, d’origine algérienne) et AP (Yohann Duport, d’origine guadeloupéenne), Mokobé participe activement à la création artistique et au choix des visuels de la formation (paroles, musiques, DVD, clips vidéos, communication) signant pas moins de 3 titres par album. Les princes de la ville (1999), leur premier album sur les problèmes des jeunes des cités, l’amitié, la délinquance ou la drogue, avec des titres révélateurs (« Hold up », « Jackpotes 2000 », « Main dans la main », « Face à la police », « Tonton d’Afrique », « Réservoir drogue » et surtout leur tube « Tonton du bled » sur le manque de moyens des jeunes villageois africains), les révèle auprès du grand public et fait d’eux l’un des groupes phares du hip hop français. Vendu à près de 500.000 exemplaires, cet album procure à Mokobé et à 113 qui est membre du collectif des rappeurs du Val-de-Marne Mafia K’1 Fry (Manu Key, Kéry James, Rohff, Intouchable, OGB...) deux trophées aux Victoires de La Musique 2000 en France : Révélation (vote des professionnels) et Artiste & Groupe de l’Année (élu par le public).

Mokobé l’Africain

JPG - 39.9 ko

Parallèlement au groupe 113, Mokobé fait une riche carrière internationale, composant ou collaborant à des mégas hits, brassage de hip hop et de courants urbains ivoiriens : en 2005, il mêle son rap au zouglou dans « Bouger bouger remix » de Magic System et en 2006, il est invité, avec son ami Manu Key, à dire son « flow » sur « Abidjan, l’argent, les gens » du rappeur Rudy Rudiction puis il greffe son rap sur « On est ensemble », un coupé-décalé du chanteur Molaré. En 2007, il chante son Afrique avec de nombreuses vedettes dans un magnifique album réalisé avec Manu Key, Mon Afrique (Sony/BMG), greffant au hip hop des mélodies et rythmes africains : musique mandingue avec Salif Keïta (« Mali for ever ») ou Sékouba Bambino Diabaté (« Mes sentiments »), pop/rock/reggae avec Manu Chao, Amadou & Mariam, Tiken Jah Fakoly & Fou Malade (« Politique »), mbalax avec Youssou Ndour (« Profitez ») ou Viviane Ndour (« Safari ») ou encore afro-beat avec Seun Kuti & Egypt 80 (« Sur les traces de Fela »). Un an plus tard, il récidive en signant avec Mohamed Lamine, Mory Kanté et DJ Arafat African Tonik, un single rap panafricain teinté de coupé-décalé, de raï et de musique mandingue avec des rythmiques de la kora électrique du père de « Yéké Yéké ».
Mais l’activité de Mokobé ne s’arrête pas seulement aux disques, il est aussi sollicité par le monde de l’image, collaborant comme co-scénariste et intervenant dans « Si tu roules avec la Mafia K’1 Fry », un documentaire de Philippe Roizès, co-auteur de « Il était une fois dans l’oued » de Djamel Bensalah ou encore acteur dans le film « Sheilan » de Kim Chapiron.

 

par   Nago Seck  3 août 2008 - © Afrisson