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Le Mvet

Instrument de la famille des cordophones, le mvet ou mvett est une harpe-cithare, par essence orale, originaire des pays "Boulou", "Béti" et "Fang" de l’Afrique centrale. Il est joué dans les régions forestières de l’Ouest et du Sud du Cameroun , du Gabon , de la Guinée Equatoriale , du Congo Kinshasa et du Congo Brazza . e mvet est aussi le nom donné aux "griots" de ces régions du Cameroun et celui des récits épiques qu’il accompagne. Il est également joué dans nombre de cérémonies traditionnelles comme les mariages et les funérailles mais aussi religieuses (par exemple dans les incantations du Dieu Unique, Eyo, chez les Fang). De nouveaux instruments inspirés du mvet ont été lancés par de jeunes artistes camerounais. L’auteur, compositeur, chanteur, conteur et multi instrumentiste François Essindi a créé le "mvet fou", un mvet à 1 calebasse joué avec un archet tandis que Joël Woguia dit "Pygmée bleu" a créé le "jo-könto", un mvet à clef de 12 cordes.

Le texte ci-dessus est sous licence libre (CC-BY-SA)

Le mvet est constitué de 4 gourdes (calebasses) de tailles différentes qui servent de résonateurs et d’un arc en bambou sur lequel sont tendues 8 cordes.
Le mvet est aussi le nom donné aux « griots » de ces régions du Cameroun et celui des récits épiques qu’il accompagne. Il est également joué dans nombre de cérémonies traditionnelles comme les mariages et les funérailles mais aussi religieuses (par exemple dans les incantations du Dieu Unique, Eyo, chez les Fang).

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François Essindi et son "mvet fou"

De nouveaux instruments inspirés du mvet ont été lancés par de jeunes artistes camerounais. L’auteur, compositeur, chanteur, conteur et multi instrumentiste François Essindi a créé le « mvet fou », un mvet à 1 calebasse joué avec un archet tandis que Joël Woguia dit « Pygmée bleu » a créé le « jo-könto », un mvet à clef de 12 cordes.

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Joël Woguia dit "Pygmée bleu" et son "jo-könto"

Anne-Marie Nzié a utilisé les accents du mvet dans le titre « Malodi » et quelques artistes comme Roger Kom , surtout Sally Nyolo , François Essindi et Joël Woguia l’ont redécouvert, adapté à leurs musiques et porté sur la scène internationale. Le jeu très complexe et rythmique du mvet a, disent certains, fortement influencé la technique de basse au Cameroun et explique largement le nombre impressionnant de bassistes qui font une carrière internationale.

* Extrait sonore tiré de l’album « Studio Cameroon » de Sally Nyolo avec son aimable accord.

 

par   Nago Seck  12 mai 2007 - © Afrisson