Groupe cosmopolite né de la rencontre de l’Américain Thomas Vahle (sax, flûte) et du Guinéen Mohamed Saïdou Sow (flûte), Nakodjé offre un afro-jazz aux couleurs peules, wolof, mandingues joué avec sanza, buggers, balafon, djembé.
Thomas Vahl et Mohamed Saidou Sow
Fervent admirateur d’Ali Wagué, l’américain Thomas Vahle, saxophoniste de formation, s’est initié à la flûte peule qu’il pratique au sein du groupe Nakodjé. Installé au Sénégal, cet artiste originaire de Washington DC a fait ses débuts dans l’Orchestre des Marines avant de tomber amoureux de l’Afrique lors d’un séjour au Maroc au sein du Peace Corps. Il s’initie au ney oriental, joue dans plusieurs formations de Casablanca puis lors d’un festival à Sète, rencontre le flûtiste peul Kandja Kouyaté et se plonge dans la musique du Fouta Djallon. Installé plus tard au Sénégal, c’est sa rencontre avec un maître flutiste peul, Mohamed Saidou Sow, qui va provoquer la naissance de Nakodjé, collectif d’artistes qui fabriquent et jouent des instruments.
Orchestrations insolites
Aux côtés de la flûte peule, on retrouve des percussions comme le bougarabou et le djembé, le fameux lala mais aussi le kalimba, piano à pouces d’Afrique centrale, et le balafon, xylophone africain. S’y adjoignent également des instruments occidentaux comme les saxophones soprano et alto, la batterie et la guitare basse. Cette rencontre artistique fait de partage d’idées sur la composition avec une grande place accordée à l’improvisation et au rythme a fait l’objet d’un beau CD, d’un Prix (" Afrique en Créations " ) et de concerts en Europe et en Afrique. " Le flûtiste peul est comme le saxophoniste de jazz. Il laisse libre court à l’improvisation, est un artiste totalement libre, fait corps avec son instrument ".
par Afrisson 10 mai 2007 - © Afrisson