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Biographie

Natty Dread


Groupes Réunion | Création : 1992 | Styles :  Afro-reggaeSite internet

Un des groupes phares de la scène musicale de la Réunion, Natty Dread (les nattes effrayantes, en référence aux dreadlocks des rastas) navigue entre « malogae » (reggae / maloya) et « seggae » (reggae / séga).

Les frères Imira

Les frères Irima, Jean-Marie (guitare) et Jean-Marc (voix)

Fondé en 1992 sous l’impulsion des frères Imira, Jean-Marie (auteur, compositeur, guitariste) et Jean-Marc (voix), le groupe Natty Dread est bientôt rejoint par Christine et Priscilla (voix, chœurs), Pascal Dalleau (batterie), Serge Racol et Léonel Ichane (claviers), Yoann Delort et Thierry Hesler (cuivres), Bernard Chopinet (basse), « Toutou » (percussions), Steve-Henri Peeters (guitare). Trois ans après leur création, ils réalisent Paradi Babylon puis participent au concours organisé par l’association Kan Kaliks : le but est de sélectionner un groupe de reggae réunionnais pour jouer en première partie de la soirée consacrée à l’anniversaire de la mort de Bob Marley. Natty Dread en sort victorieux et se trouve ainsi propulsé sur la scène du petit stade de l’Est en avant-première du regretté Lucky Dube (Afrique du Sud).

Fô Mi Koz, le CD Extra

En septembre 1999, Natty Dread révolutionne le marché musical de l’Océan Indien avec l’enregistrement d’un CD Extra, Fô Mi Koz. Cette technique consiste à enrichir un CD audio traditionnel par un CD-Rom avec des pistes interactives permettant à l’utilisateur non seulement d’écouter de la musique, mais en plus, de découvrir le groupe par l’intermédiaire de photos, de vidéos (clips, interviews...). De 1997 à 2003, Natty Dread tourne dans tout l’Océan Indien,
réalisant des concerts mémorables à Mayotte (Comores) où ils sont successivement invités par le CMAC (Centre Mahorais d’Animation Culturelle) puis par le FIM (Festival International de Musiques) au Stade du Baobab à Mamoudzou devant 15.000 personnes. A l’occasion de la Fête de la Musique en 2003, ils enthousiasment à deux reprises le public comorien : d’abord à l’Alliance Française puis au Palais du Peuple devant plus de 25.000 personnes, un concert retransmis en direct à la Télé Comorienne.

Oumar Timbo

Oumar Timbo, la touche mandingo-rock

Leur 4ème opus, Bamako Roots Reggae, a été enregistré au studio Humble Ark de Manjul au Mali avec des musiciens maliens, sénégalais et ivoiriens dont Mamadou Seyba Doumbia (kora) et Oumar Timbo (guitare solo) qui y apportent des touches mandinguo et rock. La sortie de leur 5ème album, Klandestin (2006) est suivie d’une tournée à Mayotte dont une avant-première de Steel Pulse puis de Burning Spear à La Réunion.

Source : Natty Dread

 

par   Nago Seck  10 février 2007 - © Afrisson