Afrisson

Biographie

Negrissim’


Groupes Cameroun | Création : 1995 | Styles :  Afro-rap - Rap/Hip hopSite internet

Negrissim’ est un groupe de rap camerounais composé de Sadrake (Ngué Pondi), Evindi (Steeves Sassen), Sundjah (William Sassen) et de DJ Max (Maxime Chevilotte). Il a lancé dans les années 2000 un concept musical, le « hip-hop de la Brousse », fusion de sons urbains (rap/electro) et de sons d’’Afrique Centrale (beti et bassa). Negrissim’ a signé trois albums : Appelle ta grand-mère en 2000, La Vallée des Rois en 2009 et Bantoo Plan vol 1 en 2012.

Originaire de la cité Verte, un quartier populaire de Yaoundé, deux frères, Sundjah et Evindi (d’origine Beti) rejoignent le groupe de rap « La Source » tandis que Sadraka de culture bassa se lance dans le hip hop à l’âge de 13 ans, se produisant au sein du groupe « Le Cercle des Poètes du Cameroun ».

- En 1995, Sadrake, Sundjah et Evindi créent le groupe Négrissim’ et se font remarquer avec la sortie, en 2000,de l’album Appelle ta grand-mère ! dénonçant le dur quotidien des camerounais, la corruption des « politichiens » et des policiers et l’autoritarisme du pouvoir camerounais.

- En 2002, après un voyage mouvementé qui les mène au Nigeria, au Niger, au Burkina-Faso et au Mali, le groupe pose ses valises à Dakar, y rencontre Nomad Wizard, alias DJ Max, originaire de Nantes qui apporte une touche nouvelle. Le groupe s’envole alors pour le France, multiplie les résidences, se fait connaître dans l’hexagone et sort en 2009 La vallée des roisvendu à 3 000 exemplaires. Il sera suivi en 2012 de Bantoo Plan Vol. 1 produit par RFI,

- «  Bantoo plan est une projection dans le monde pour sortir de l’esclavage mental. Revenir avec quelque chose de nouveau, de plus fort ! Negrissim est une affirmation de soi, en tant qu’être humain, Africain et nègre. affirmer notre identité culturelle sans se cloisonner dans une forme de communautarisme. Negrissim’ est là pour offrir une richesse et sublimer l’image négative que l’on peut avoir de l’Afrique
L’idée du « rap de la brousse » nous est venue tout naturellement. On essaie de faire une musique proche des populations. Et Yaoundé est une ville en pleine brousse. C’est une manière pour nous de montrer que l’on existe
. »

Source : http://www.afrik.com/negrissim-le-h...

 

par   Sylvie Clerfeuille  20 décembre 2012 - © Afrisson