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Pandiyé

Disques - CD  |   France -  Réunion  |  Maya Kamaty  | Parution : 29 mars 2019  | Label :  L’Autre Distribution - Vlad Productions

Titres :
1. Kaniki 3:48
2. Pandiyé 3:38
3. Takambé 4:04
4. Dark River 3:56
5. Trakasé 3:59
6. Akoz 2:45
7. Lam en Doz 4:18
8. Varkala 3:12
9. Lodèr Kabaré 3:17
10. Diya 4:15
11. Diampar 3:40

Quatre ans après l’album "Santié Papang", la chanteuse réunionnaise Maya Kamaty nous fait léviter avec son maloya réinventé, à la fois électronique et organique sur l’album "Pandiyé", annoncé en 2018 par un clip du même intitulé.

Maya Kamaty propulse ses ondes sonores, vibrante de sensualité, comme de longues oscillations créoles à destination de toutes oreilles à même de les apprécier. Avec ce second album "Pandiyé", Maya Kamaty sait qu’elle veut revendiquer ses racines au travers de sa musique, et propose un véritable voyage entre tradition et modernité.

De puissantes basses (empruntant aussi bien à l’électro-folk de l’Islandais Asgeir, au hip hop de Kendrick Lamar, à la pop de Björk ou au dubstep), viennent soutenir les instruments traditionnels du maloya : kayamb, roulèr (ou rouleur, gros tambour frappé à deux mains), takamba et tambours.

Avec la complicité de ses nombreux musiciens et du producteur Victor-Attila Vagh (qui a notamment travaillé avec Flavia Coelho ou Cheikh Lô), Maya Kamaty a trouvé le juste équilibre entre l’organique et l’électronique. Son maloya réinventé n’appartient plus seulement à La Réunion, mais au monde. Qu’on se le dise : Maya Kamaty est bien décidée à porter loin la richesse des sonorités de son île et à faire chanter, à sa façon, le verbe et l’âme créole actuels. Après "Pandiyé", on écoute aujourd’hui son nouveau clip, "Dark River".

Née en 1985 à La Réunion, l’auteure-compositrice, joueuse de kayamb et chanteuse, Maya Pounia aka Maya Kamaty (association de deux prénoms, le sien, et celui d’une femme dont lui a beaucoup parlé son père) est bercée dès sa tendre enfance par des sonorités africaines et indiennes, faisant ses gammes entre les accords de son père Gilbert Pounia (chanteur du groupe Ziskakan) et les contes de sa mère Anny Grondin. Ayant choisi de prendre son temps pour se dire et dire son île, elle a fini par tracer sa voie entre maloya traditionnel et maloya aux parfums blues, pop, rock ou électro, des saveurs plus personnelles.

 

par   Nago Seck  1er mars 2019 - © Afrisson