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Biographie

Paskaal Japhet


Né le 2 juillet 1966 à Tananarive (Antananarivo), à Madagascar, Paskaal Japhet est un auteur, compositeur, chanteur et multi-instrumentiste (djembé, congas, gotham, cajon (caron), katsa (fabriqué à partir d’une boîte de conserve), doumdoum, marovany, kabosy, mandoline, clavier, guitare). Artiste éclectique, Paskaal Japhet navigue entre musiques malgaches (antosy, ba gasy, salegy, tsentsigat…) et occidentales (blues, jazz, soul, funk, pop, rock, jazz-rock), avec des influences portoricaines et cubaines (salsa, rumba), brésiliennes (latin jazz, bossa nova) ou encore africaines (mandingue, mbalax)…

Issu d’une famille d’intellectuels Betsimisaraka et Sakalava originaires de la côte Est et de la côte Ouest de Madagascar - son grand-père Siméon Japhet fut Président du Sénat dans la 1ère République malgache - Paskaal Japhet grandit, dès l’âge de 5 ans, au son des répétitions de ce qui deviendra le Fooka Mainty Band de ses oncles Sylvin Marc (basse, guitare), Justin Marc (percussion chant) et Japhet Ange (basse), l’une des premières formations de fusion moderne malgache – funk - disco. Plus tard, Paskaal Japhet s’intéresse aux musiques de Youssou Ndour (mbalax), de Salif Keïta et Soungalo Coulibaly (mandingue), de Wally Badarou (funk, disco, afro-fazz, classique), de Lee Ritenour, Yellowjackets et Pat Metheny (jazz-rock, jazz fusion), de Tito Puente et Ray Barretto (salsa), de Gilberto Gil, Djavan, Paulinho da Costa (bossa nova, pop brésilienne, latin jazz) et bien d’autres encore…

Arrivé à Paris à l’âge de 15 ans, Paskaal Japhet s’intègre vite à des groupes africains tout en préparant sa maquette en vue d’un album. Malheureusement, aucune maison de disques ne sait quoi faire de son produit jugé brillant mais inclassable. En attendant une éventuelle société éditrice de musique intéressée, Paskaal accompagne aux percussions divers artistes, dont son oncle Sylvin Marc (bassiste de jazz et de la pop star Chris Rea), ses compatriotes Justin Vali (expert de la valiha ou vali) et D’Gary (virtuose de la guitare) ou Graeme Allwright (auteur, compositeur, chanteur néo-zélandais). En 1991, il interprète “Y’a pas de galère”, une chanson de la bande originale de “Triplex 1+1 = 3”, un film du réalisateur et scénariste français Georges Lautner.

Il lui faudra cependant attendre 1994 pour entendre son premier album solo Razana produit à Londres par Paddy Bush et distribué par Night & Day. Il retourne à Madagascar pour la promotion. A cette occasion, il est invité par son célèbre compatriote Rossy, participe à un Tapôlaka Glady, grande soirée d’ambianceurs à Tananarive (Antananarivo), et est repéré par le groupe australo-britannique Dead Can Dance qui l’engage pour une tournée mondiale… Riche de ses multiples expériences, Paskaal Japhet enchaîne avec un deuxième opus, Mahatokia, avant de repartir à Madagascar pour les Jeux de la Francophonie. Accompagné par le groupe Les Jaguars, il fait de nombreux concerts dans la province du Nord et participe aux enregistrements de différents artistes dont Tianjama (spécialiste de l’antosy et du salegy malgache) et Eusebe Jaojoby, grande vedette du salegy, Toto Mwanjani, adepte de fusion salegy / ndombolo congolais, Fanjava, Médicis, Bruno Camara, Docteur J.B…

Après la réalisation en 2004 de son 3ème opus Salegy Rano, Paskaal Japhet participe à des œuvres humanitaires et se consacre à la recherche et à la fabrication instrumentale... Il est ensuite invité par la vedette du salegy malgache, Eusebe Jaojoby, pour l’enregistrement de son album Malagasy et ses concerts de promotion. L’année 2005 le voit sortir sous son propre label Metis Muziklab, Karibo, un album de musique instrumentale malgache, nostalgique, sacrée, dansante, où l’on voyage d’une région à l’autre. Par la suite, il est invité aux Journées du Patrimoine à la Réunion où il participe à des enregistrements du chanteur de séga et de maloya, René Paul Elleliara… En 2013, Paskaal Japhet écrit, compose, arrange, mixe et produit Démocratie, un album dédié à son pays, Madagascar, un appel à la démocratie, au multipartisme et à la tolérance…

 

par   Nago Seck  7 mai 2007 - © Afrisson