Surnommé « Magic Finger » ou « parfait solo », ce bassiste basé à Rome travaille aussi bien avec ses frères qu’avec des stars italienne tels Pino Daniele, Giovannotti, Lucio Dalla... Avec son groupe Awale, il propose du hip hop et funk.
Marqué par Deep Purple, Jethro Tull et Led Zeppelin, Roger Sabal Lecco fait ses débuts comme guitariste (au Cameroun il sera surnommé « Jimi Hendrix » car à treize ans il était capable de reproduire le jeu du « guitar heroe »), il fonde « the Soul Rogers’ Set » avec ses deux frères Félix à la basse et Armand à la batterie. Il croisera également les notes avec un autre grand bassiste du pays, Claude Ebongué surnommé au pays « Cool bass » en référence à Robert Bell.
Formateur de ses deux frères, Roger va rapidement imposer sa technique originale de basse en jouant avec le médiator, la basse à plat sur les genoux. « Au début, dira Félix, les gens critiquaient Roger, disaient que ça sonnait comme une guitare puis finalement tout le monde l’a copié »". Celui que l’on surnomme « Parfait solo » ou « Magic finger » s’installe à Rome en 1985 quand son père est nommé ambassadeur en Italie. « J’ai très vite conquis le milieu romain par mon style de jeu. En fait, j’utilise mon index comme un médiator, ça rend le son plus précis, plus distinct ». En dehors de son groupe personnel, « Awalé » qui mêle rap et funk, Roger est employé par Hexagone, le plus grand studio de Rome. « Je travaille beaucoup avec les américains de Rome et les grandes stars du pays comme Pino Daniele, Giovannoti, Lucio Dalla. Quand je suis en studio, je joue la basse, la guitare, la batterie, les claviers, je fais les choeurs et les arrangements ».
Son grand projet pour l’an 2001 ? « Nous allons monter mes frères et moi, un grand studio digital à Kribi, au Cameroun ainsi qu’un hôtel pour accueillir les musiciens ». "« Roger n’a pas développé une carrière aussi internationale que nous, explique Félix, parce qu’il a une autre philosophie de la musique. Il ne cherche pas à jouer avec les stars pour se faire un nom, préfère s’éclater avec les copains mais c’est le meilleur de nous trois. Nous avons tout appris de lui »". Quand les trois frères se retrouvent, ils font des démonstrations dans les clubs, pour le fun bien sur !
par Afrisson 1er novembre 2000 - © Afrisson
Cameroun : la basse dans les hauteurs