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Saõ Tomé e Principe

Saõ Tomé e Principe


Pays  | Indépendance-Libération : 1975 | 963 km² - 160.000 h

Découvert au XVI° siècle par les Portugais, l’archipel de Sao Tome e Principe s’est au cours des siècles profondément métissé (marins portugais, français, Hollandais, esclaves venus d’Afrique). Il est dominé par plusieurs musiques : le lundum, le somba , le danço Congo, le dexa de Principe, le tchiloli, version africanisée du menuet et de la contredanse, l’ussua, la puita et le socope.

Chantées en lungye (langue des insulaires), les musiques de Sao tome sont jouées avec divers instruments : les instruments qui donnent le rythme - zabumbas et mussumbas (tambours), pintas (tambours percés dans lesquels on glisse une baguette mouillée), puitas, canzas et cabaços (maracas) - et ceux qui donnent la mélodie - pitos et pitu dosci (petites flûtes en bambou), sanzas (pianos à pouce) et lenguene (sorte de berimbau brésilien) sans oublier la guitare, instrument clé de plusieurs styles comme le lundum.

Dans les années 1960, le socope s’est associé à deux styles musicaux : d’une part le lundum, au rythme sensuel et syncopé et aux textes plaintifs (critiques des faits divers de l’île) et, d’autre part le danço congo, originaire du peuple Kongo et dansé d’une manière langoureuse. Certains rythmes comme le somba ou danse des tongas ou massemba (semba en Angola, samba au Brésil), joué lors des funérailles où les danseurs tombent en transe, ont été utilisés par les artistes dans le socope.

Dans les années 1960, Alvarinho Trigueiros popularise le socope dans l’île de Sao Tome. Il faudra attendre les années 1970/1980 pour voir Gilberto Gil Umbelina (de Principe), Hyder India et Africa Negra consacrer les rythmes de ces îles du golfe de Guinée au niveau international. D’autres artistes émergent plus tard comme Sum Alvarinho et dans les années 2000 Trio Tempo valorisant une musique à base de guitares et de textes poétiques. Dans les années 2010 ;Calo Furtado s’impose par sa voix de crooner et son style entre somba, zouk love et techno.

 

par   Sylvie Clerfeuille  11 mai 2007 - © Afrisson

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