Cinquième album de Tony Allen, sorti trois ans après Lagos No shaking, Secret Agent confirme la tendance jazz/funk/afro-beat qui fait de Tony Allen une figure original de la scène afro-beat, où se disputent les frères Kuti, Seun et Femi sans oublier des figures moins connues mais toute aussi méritante comme le londonien Gaspar Lawal ou les parisiens (comme Tony) Ghetto Blaster de Myriam, Frankie et Kiala et Afrobeat Blaster de Chief Udoh Essiet et Sherry Margolin.
L’afrobeat se serait-il déplacé à Paris ? Reste que la dimension pulsée, rauque, urbaine du batteur araignée et la beauté des chants (en pidgin, yoruba et anglais) tient à sa volonté de s’entourer de talents francophones (Cameroun, Martinique, France) mais aussi nigérians, en particulier pour les choeurs (Orobiyi Adunni, King Odudu, Bola Dumoye, Kefee Obareki et Abiodun Oke). Une oeuvre qui confirme la force créatrice de cet artiste qui connut dans les années 1990 une sérieuse traversée du désert.
Titres : Secret Agent ; Ijo ; Switch ; Celebrate ; Ayenlo ; Busybody ; Pariwo ; Nina Lowo ; Atuwaba ; Alutere ; Elewon Po
Musiciens : Tony Allen : drums, percussion, lead vocals (1, 11) ; Rody Cereyon : bass ; Claude Dibongue : guitar ; Fixi : Rhodes, keyboards, synths, accordion, vocoder voice (1), trombone (6) ; Nicolas Giraud : trumpet ; Jean Jacques Elangue : tenor saxophone ; Yann Jankielewicz : alto and baritone saxophone ; Simon Andrieux : trombone ; Yinka Ogunye : percussion ; Seb Martel : guitar (1, 2, 4, 6) ; Oscar Olembe : guitar (1, 3) ; Orobiyi Adunni aka AYO : lead vocals (2, 5, 8, 9) ; Bola Dumoye aka Switch : lead vocals (3) ; Kefee Obareki : lead vocals (6) ; King Odudu : lead vocals (4, 7) ; Abiodun Oke aka Wura Samba : lead vocals (10) ; Deborah Ohiri : backing vocals ; Shade Orobiyi : backing vocals ; Michael Okorie : backing vocals ; Soji Adetona : backing vocals ; Bola Kamson : backing
par Sylvie Clerfeuille 8 juin 2009 - © Afrisson