Afrisson

Biographie

Shoming

   Shoming Bouboul-Akwel

Né le 21 juillet 1962 dans un camp militaire à Mbanza Ngungu (camp Hardy, ex-Thysville), en République Démocratique du Congo, d’un père militaire et d’une mère pleureuse, chanteuse de "matangas" (cérémonies de funérailles, cultes...), Shoming Bouboul-Akwel aka Shoming est issu d’une famille de griots et de musiciens traditionnels de Bandundu. Il est initié très tôt par ses oncles à la musique de sa région natale, celle du grand bassin du Congo. Son opus Kinshasa, paru en 2010, laisse entendre de la musique acoustique, des ballades congolaises aux parfums rumba et de l’afro-folk...

Tour à tour scout et enfant de chœur, Shoming chante, dès l’âge de douze ans, dans des orchestres de quartiers. A cette époque, imprégné par l’expérience musicale qu’il vivait au sein de sa famille, il commence à fabriquer ses instruments de musique avec du matériel de récupération. Ce qui constitue une pratique courante indispensable dans l’initiation et l’acquisition des compétences professionnelles dans la société africaine. vers l’âge de 15 ans, Shoming commence à monter des groupes et interprète les répertoires traditionnels et populaires congolais tout autant que les chants appris à l’église chrétienne. Il s’ouvre aussi au reggae avec l’avènement du mouvement rasta dans les années 1970 ainsi qu’à la variété africaine et internationale.
Imprégné des sonorités “ngwasuma” de la République Démocratique du Congo, Shoming crée en 1979, avec des amis de son collège, son premier groupe, Famous Black. Rebaptisé Bongo Folk en 1983, l’auteur, compositeur, guitariste et interprète remporte le premier prix du Concours des Jeunes Talents organisé par le Centre Culturel Français de Kinshasa. Cet événement bouleversera totalement sa carrière musicale. Bongo Folk prend ensuite le nom d’Okwess International, inaugurant la carrière internationale de Shoming en tant qu’instrumentaliste d’artistes de renon tels que Wendo Kolosoy (1925-2008), père de la musique congolaise moderne, la diva Abeti Masikini (1954-1994) et Gérard Madiata (1940-1997), qu’il accompagne dans plusieurs pays d’Afrique et d’Europe.

En 1984, Shoming participe à la réalisation du documentaire sur Almaz qui a obtenu la palme d’or en France. Deux ans plus tard, il est lauréat du 3éme prix du Concours Jeunes Talents organisé par Coca cola et Cib à Kinshasa. En 1987, il est 2éme du Concours Découvertes RFI au niveau national (organisé au Congo Kinshasa). L’année 1988 le voit être de la tournée en France et en Belgique de Gérard Madiata. De 1994 à 1999, il participe avec Okwess International à la compilation Revue Noire à Kin (1996), avec deux titres, et à l’enregistrement de l’album Twende-Kalisangwé. Ensuite, Showming est de la création d’un spectacle musical avec des enfants de l’école Française René Descartes à Kinshasa, puis représente la République Démocratique du Congo au MASA (Marché des Arts et du Spectacle Africain) avec Okwess International, participant à la compilation MASA vol. 2 (1999) avec le titre “Hippopotame”. De 2001 à 2002, Shoming assure des ateliers musicaux de chants africains au Lycée Prince de Liège de Kinshasa. En 2002, il rejoint le groupe Bakolo Miziki de Wendo Kolosoy, l’accompagnant dans deux tournées européennes. Installé à présent en France, Shoming, s’occupe, de 2003 à 2005, d’Elikia, une association et un groupe musical avec lequel il joue en juin 2005 à Malakoff, dans la banlieue parisienne, partageant l’affiche avec la vedette française Bernard Lavilliers. Par la suite, Shoming est à l’Entrepôt à Paris dans le cadre de la Journée de l’Enfant, puis à Menucourt, à Cergy-Pontoise, dans les environs de la capitale française, à l’occasion de la Fête de la Musique. En 2009, Shoming est invité à l’émission Plein Sud de RFI ayant pour thème “Les héritiers de la grande école de la musique congolaise moderne”, puis est programmé à l’Espace Culturel Saraaba à Paris, une expérience renouvelée les deux années suivantes.
Tout en collaborant avec divers artistes, Showming poursuit sa propre carrière (en solo, en duo, en trio, en quartet ou avec son groupe) et enregistre en 2010 son premier opus personnel, Kinshasa, laissant entendre de la musique acoustique, des ballades congolaises aux parfums rumba et de l’afro-folk.

 

par   Nago Seck  3 juillet 2010 - © Afrisson