Afrisson

Biographie

Tata Diakité

   Fatoumata Diakité

Née en 1976 à Yanfolila, dans le Wassoulou, au Mali, Fatoumata Diakité dite Tata Diakité commence à chanter à l’age de 9 ans dans son village. Elle débute vraiment dans la musique en 1990, à Bamako où elle a rejoint sa sœur Djénéba Diakité (elle-aussi chanteuse) qu’elle accompagne comme choriste. Très vite, elle accompagne divers artistes, tels que Oumou Sangaré, Issa Bagayogo, Ramata Diakité, Tenin Sidibé et Yoro Sidibé ou encore Mamou Sidibé. A partir de 1998, Tata Diakité se lance dans une carrière solo, développant une magnifique musique wassoulou marquée par le kamélé ngoni, et accompagnée par des yabara (shékéré), karigna (sorte de reko-reko), djembé, calebasse, guitare, batterie, basse…

Mariam Sangaré, la relève

Sa fille Mariam Sangaré dite “Mariam Tata Sangaré” a repris le flambeau de la musique wassoulou en triomphant en 2011 à MiniStar, une émission de télé-réalité malienne consacrée aux tous jeunes talents, où elle interprète “Djougouya” (dénonçant la méchanceté), une chanson de feue sa mère disparue le 24 janvier 2003. Mariam Sangaré n’avait que 3 ans...
Elle reprendra d’autres titres de sa maman, tels que “Kono kan bora” et “Djarabi”, “Furu” ou “Laban”.

Tata au New Morning, à Paris

En 1996, Tata Diakité sort chez Maïkano Saran et Tata, un premier album réalisé en duo avec Dibé Saran. Deux ans plus tard, Sorry Yattassaye du label Kaarta Production produit Jolie, une cassette réalisée avec le guitariste Kalifa Koné, devenue son premier succès discographique, et qui lui vaut le surnom de “Jolie Tata”. Avec des titres comme “Den Missen”, “Djiguiya”, “Djarabi” ou “Kono kan bora” laissant entendre une musique wassoulou donnée par des kamélé ngoni, yabara (shékéré), karigna (sorte de reko-reko) ou djembé, cette première cassette solo, vendue à plus de 30.000 exemplaires, lui vaut le “Prix des Meilleures ventes 1998”, décerné par EMI-Mali K7. Dès lors, Tata Diakité tourne en 2001 en France, dont une étape au mythique New Morning à Paris, et en Allemagne, puis aux Etats-Unis en 2002. A son retour, elle sort le 4 juin 2002 son deuxième album Djama, vendu à 50.000 exemplaires et qui veut dire le monde, le groupe, la cohésion… un appel à l’amour, au respect, au pardon, à l’acceptation de la volonté de Dieu.

Tata Diakité s’en est allée

Mais un drame s’abat sur la chanteuse wassoulou en pleine gloire. Invitée le samedi 5 octobre 2002 pour un gala à Gao, commune du Mali située sur le fleuve Niger, Tata Diakité est victime d’un violent accident de la route vers le cercle de Bla, dans la région de Ségou. Elle est aussitôt évacuée à Bamako où elle est hospitalisée. Le vendredi 24 janvier 2003, Tata Diakité décède des suites des séquelles de son terrible accident.
Une cassette posthume, Laban, qu’elle préparait avant le drame sortira chez Camara Production. Et sa maison de disques Kaarta Production réalisera en son hommage une compilation, Hommage à Tata Diakité : L’album du Souvenir, réunissant certaines de ses meilleures chansons, comme “Djougouya”, “Furu, “Den Missen”, “Laban”, “Djiguiya”, “Sarama”…

 

par   Nago Seck  19 septembre 2007 - © Afrisson