Afrisson

Tchad

Tchad


Pays  | Indépendance-Libération : 1960 | 

1.284.000 km² - 9.826.419 h

Les musiques traditionnelles

La musique traditionnelle occupe une place très importante. Au sud du Tchad, les sara utilisent une très grande variété d’instruments : tambours, harpes, sifflets et le fameux koundou (ou balafon), une espèce de xylophone portable.

Dans l’ouest du Tchad, les populations ont développé un style tout à fait particulier, mêlant les instruments à vent comme les flûtes aigrelettes des kotoko, ou comme les trompes allongées à son unique des kanembou et le chant.

Au nord, existent depuis des siècles des castes de musiciens professionnels aussi bien narrateurs que chanteurs.
Dans les régions sahéliennes, les deux instruments les plus répandus sont le balafon et la kora.

Les musiques traditionnelles ont été portées par des artistes comme Ngon Koutou, Maman Ildjima, Martine Djingayam, Moussa Chauffeur, Alifa Day. Aujourd’hui, on trouve le groupe Gosrabe.

Une scènes contemporaine sous influences congolaise et soudanaise

Rumba congolaise et soukouss

Le Tchad a vécu sous l’influence de rumba congolaise incarnée dans les années 1960/70 par des groupes musicaux tchadiens comme African mélodie et ses tubes "Zenaba" et "Mariam", Grand Za-zu, Vox Tandjilé et surtout le Chari Jazz et Maître Gazonga qui a marqué l’histoire musicale du Tchad avec son groupe International Challal et des tubes comme "Troum-troum", "Démocratie" et « les Jaloux Saboteurs ». Cette tendance musicale encore très présente est aujourd’hui incarnée par des artistes comme Talino Manu et le groupe Tchuna Katchu.

Style soudanais

La musique tchadienne a aussi bénéficié d’une influence soudanaise représentée par des artistes comme le pionnier du genre Issa Moussa, qui s’impose avec son tube "Achitella" et Al hadj Ahmat Peccos, connu pour sa chanson "Enfant du Tchad". Yasmine perpétue ce genre auquel elle donne des couleurs pop et rap.

Afropop et afrofolk

Dans les années 1980/1990, émerge l’afro pop valorisant les rythmes nationaux. Ingamadji Mujos, popularise le rythme ndala sur fond de rumba congolaise, Saint Mbété Bao lance le Rogondo. Ils sont suivis par l’Orchestre Leul Bôh, Saï Sig de Carlos, Ngass David, Mimi La Tchadienne ou Talino Manu et son groupe Toumaï Star Académy. Cidson, lui a choisi d’évoluer dans la musique de variétés et Béral Mbaïkoubou opte pour la chanson et des textes forts. L’Afrofolk a pour leader Mounira Mitchala suivie de Melodji, Matania Sanko Star et Jorio Star.

Rap/rock/reggae/R&B/gospel

La scène reggae est dominée par Placide Ayreh tandis que Tibesti lance le rock au Tchad. Depuis 1995 , un rap made in Tchad s’est imposé avec des textes de dénonciation et de conscientisation chantés en langue française, arabe et sarah. De nombreux artistes se pressent sur la scène hip hop : Dynamitt, D6bel, Secteur M, Gladiator, Dynastie Soul, Ray’Skim, Samouraï, , Pif Pikini ou Otentic, Sultan, Pif Pikini , Gladiator, Dogg Fadah et Audrey Linda Shey entre électro, pop et rap. Daïsson est le chantre du R&B.

Artistes de la diaspora

Plusieurs artistes représentent le Tchad à l’étranger : le rappeur franco-tchadien Mc Solaar, Clément Masdongar, amateur de pop et de rock. H’Sao entre folk, pop et gospel et le rappeur Mandowé, tous deux basés au Québec. Kaar Kass Sonn installé en France oscille entre chanson française et rap tandis qu’Achille Baldal basé aux USA a choisi le reggae. Installé en Côte d’Ivoire, Renta Victorine représente le gospel. Installé au Mexique, Koulsy Lamko, est le co-auteur avec Wasis Diop de l’Opéra du Sahel et a choisi la chanson aux couleurs pop et reggae.

Sources :

- http://witantoua-la-tchadienne.over-blog.com/article-28269124.html
- http://www.ialtchad.com/musique.htm

 

par   Sylvie Clerfeuille  11 mai 2007 - © Afrisson

Disques

Disques
 
situ